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#111 : Alerte aux microbes

Résumé : Sheldon tombe malade. Tous ses amis, sachant de longue date comment il agit lorsqu'il ne se sent pas bien, le confient à Penny, qui devra jouer l'infirmière de bonne grâce.

Popularité


4 - 6 votes

Titre VO
The Pancake Batter Anomaly

Titre VF
Alerte aux microbes

Première diffusion
31.03.2008

Première diffusion en France
22.11.2008

Diffusions

Logo de la chaîne CBS

Etats-Unis (inédit)
Lundi 31.03.2008 à 20:00
8.43m / 3.1% (18-49)

Plus de détails

Scenario : Lee Aronsohn, Bill Prady & Chuck Lorre & Stephen Engel
Réalisation : Mark Cendrowski

Guests: Carol Ann Susi (Mme Wolowitz), Erin Allin O'Reilly (Cheryl)

Sheldon et Leonard sont tous les deux dans le salon en train de jouer aux échecs en 3D. Alors que Sheldon met une raclée à son ami, Penny les interrompt. La jeune fille revient de vacances et vient prendre son courrier. Dans la conversation, les garçons apprennent que la famille de Penny était malade. Cela fait immédiatement paniquer Sheldon qui se réfugie dans la cuisine et en profite pour interroger Penny sur la fameuse maladie. Leonard lui conseille de partir avant que Sheldon ne devienne incontrôlable.

Leonard se réveille en pleine nuit et rejoint Sheldon dans la cuisine. Ce dernier est en train de vérifier s'il est malade. Il demande à Leonard de l'aider à faire des prélèvements. Leonard s'y refuse même si son colocataire tente de le convaincre. Avant de retourner se coucher, Sheldon lui demande de mettre le bol doseur dans les toilettes. Une nouvelle dispute commence ayant pour sujet l'utilisation de ce bol doseur. Malgré l'étiquette "Urine" de Sheldon au fond du bol, Leonard se rend compte qu'il a cuisiné avec celui-ci.

Au petit matin, Sheldon se reveille en toussant et prend sa température. Lorsqu'il appelle Leonard pour le prévenir qu'il est malade, le jeune homme s'enfuit en courant. Sheldon continue de l'appeler et se lève pour le chercher dans l'appartement. Ne le trouvant pas, il l'appelle sur son portable. Leonard, dévalant les escaliers à toute vitesse, explique à son ami qu'il est au travail et qu'il ne peut donc pas s'occuper de lui.

Afin d'épargner à Howard ce calvaire, Leonard l'appelle pour le prévenir. Seulement, avec les cris de sa mère, Howard n'entend pas tout ce que dit Leonard et prend maladroitement le double appel. En s'apercevant qu'il s'agit de Sheldon, le jeune homme imite la voix de sa mère et se débarasse de lui. Il reprend alors Leonard et lui explique. Ils conviennent ensemble de se cacher avec Rajesh pendant les 24h qui suivent.

Sheldon, toujours aussi malade, a reussi à se déplacer jusqu'au CheeseCake Factory. Sheldon fait un scandale devant Penny qui tente de le calmer. Elle insiste pour savoir ce qu'il veut et prend sa commande.

Raj, Howard et Leonard ont réussi à se refugier au cinéma mais ils sont interrompus par un appel de Penny. La jeune femme essaie d'avoir de l'aide auprès de Leonard mais celui-ci, déterminé à ne pas subir les caprices de Sheldon, lui ment avec la complicité de Raj et Howard. En raccrochant, il culpabilise.

Penny raccompagne Sheldon à son appartement. Pensant en avoir fini, elle rejoint son domicile mais c'est loin d'être ce que souhaite le jeune malade. Incapable de s'occuper de lui-même, la belle capitule mais en donnant ses conditions.

Alors que la série de films commence, Leonard casse ses lunettes. Le problème est que sa paire de rechange est à l'appartement. Il décide alors d'appeler Penny pour savoir si Sheldon est toujours au restaurant. Malheureusement Leonard ne va pas pouvoir regarder les films sans lunettes.

Penny est au chevet de Sheldon. Avant qu'elle ne parte, Sheldon la supplie de mettre du baume sur son corps. Alors qu'elle lui étale le baume sur le torse, Sheldon continue sa comédie en lui demandant de chanter "Soft Kitty". Il ne se laisse pas abattre puisqu'il va même jusqu'à lui apprendre. “Soft kitty, warm kitty, little ball of fur, happy kitty, sleepy kitty, purr purr purr.”

Les garçons sont de retour à l'appartement. Ils se cachent derrière la porte d'entrée et utilisent une caméra afin de voir si le champ est libre pour que Leonard puisse récupérer ses lunettes dans sa chambre. Raj et Howard se dégonflent pour passer la porte, c'est donc à Leonard de se débrouiller. Howard l'equipe d'une caméra, d'une oreillette et d'un capteur de mouvements. Leonard traverse donc l'appartement à quatre pattes pour rejoindre sa chambre. Malgré quelques embuches, il arrive dans le couloir. Il dépose le capteur devant la chambre de Sheldon et continue de ramper mais pas pour longtemps. Penny découvre la supercherie. Découverts, Raj et Howard s'enfuient. Pour se venger, Penny prévient Sheldon que Leonard est rentré. Désespéré, il tente de suivre Penny mais sans lunettes il percute un pillier dans le salon et se retrouve à terre.
Sheldon et Leonard sont assis sur le canapé, L'un sous une couverture et l'autre avec des glaçons sur la tête. Sheldon continue alors de demander des soins à son ami.

(Leonard et Sheldon jouent aux échecs 3D. Tout en observant Sheldon, Leonard déplace une de ses pièces. Sheldon joue à son tour.)

SHELDON : Echec et mat.

LEONARD : Oh.... Encore ?!

SHELDON : Ca se confirme. Tu n'es pas très doué pour les parties d'échecs en 3D. Une partie de petits chevaux en 3D serait plus dans tes cordes.

LEONARD : On se refait une partie.

SHELDON : Je comprend que tu puisses être vexé de te faire humilier à tout les niveaux. (Il montre chaque niveau du plateau avec sa main.)

(Penny frappe et entre.)

PENNY : Salut, vous deux !

LEONARD : Salut !

PENNY : Vous avez mon courrier ?

LEONARD : Oui, il est là. (Il prend le courrier sur le bureau et le tend à Penny.) C'était chouette le Nebraska ?

PENNY : Oh ! Plus chouette que le Dakota ! (Les deux garçons n'ont aucunes réactions.) Faut croire que cette vanne ne fait rire que dans le Nebraska.

SHELDON : C'est encore à prouver. Tu tires des conclusions hâtives. A la rigueur, tu pourrais affirmer que cette vanne idiote ne fait rire personne dans ce salon.

(Penny lance un regard noir à Sheldon.)

PENNY : Ca fait plaisir de vous revoir ! Ouais.

LEONARD : Comment va ta famille ?

PENNY : Oh, c'était glauque. Tout le monde a été malade ce weekend.

SHELDON : (se lève brusquement). Malade ?

LEONARD : Et c'est partie.

(Sheldon s'éloigne le plus possible de Penny.)

SHELDON : Quel genre de maladie ?

PENNY : Oh la grippe je suppose.

SHELDON : Je ne veux pas de suppositions, je veux des certitudes. (S'apprête à noter.) Les premiers symptômes sont apparus quand ?

PENNY : Euh, peut-être vendredi...

SHELDON : (en notant.) Vendredi... Le matin ou l'après-midi ?

PENNY : Euh... j'en sais rien-

SHELDON : Réfléchis femme ! Qui s'est mouché et quand ?

LEONARD : Relax Sheldon. Elle n'a aucun symptôme, je parie qu'elle n'est pas contagieuse.

SHELDON : Oh, ça c'est vite dit ! Si la grippe ne devenait contagieuse qu'à l'apparition des symptômes, elle aurait disparue il y a quelques milliers d'années, entre l'invention de l'outil et les peintures rupestres. l'homo habilis aurait compris qu'il faut tuer l'homme qui éternue.

LEONARD : Penny, il faut que tu l'excuses, Sheldon a la phobie des germes.

PENNY : Je comprend, il est tout excusé.

SHELDON : Merci de ta compréhension. Et maintenant vas-t'en.

(Penny regarde Leonard, offusquée.)

LEONARD : Tu ferais bien de partir avant qu'il ne t'asperge de désinfectant.

PENNY : D'accord, et merci d'avoir gardé mon courrier.

(Elle s'en va.)

LEONARD : Je t'en prie. Content que tu sois rentrée !

(Il ferme la porte. Sheldon aspire l'air avec un désinfectant en spray.)

SHELDON : Quoi ?


THE BIG BANG THEORY


(Sheldon est en pleine culture de virus quand Leonard débarque.)

LEONARD : Mais qu'est-ce que tu fabriques ?

SHELDON : Je prépare une boîte de pétri pour cultiver les germes de la grippe.

LEONARD : Avec de la gelée de citron ?

SHELDON : J'ai besoin d'un milieu nutritif et quelqu'un a mangé tout les yaourts bio à l'abricot. (Il tent un bâton avec un coton-tige au bout à Leonard.) Tiens, fais un prélèvement. (Il ouvre la bouche.)

LEONARD : Il n'en n'est pas question.

SHELDON : Mais, Leonard ! Si je veux prévenir la maladie, il faut que je sache ce qui mûrit dans ma gorge. (Il ouvre de nouveau la bouche.)

LEONARD : Sheldon, tu es en excellente santé ! Tu es... dingue, mais en bonne santé.

SHELDON : Nous ignorons encore quel type d'agent pathogène Penny a introduit dans notre environnement. Je n'ai jamais mis les pieds à Omaha, donc je n'ai pas développé d'anticorps nebraskiens. (Il ouvre encore la bouche.)

LEONARD : Sheldon, tu ne crois pas que tu exagères ?

SHELDON : Quand je serais dans le coma à l'hopitâl et que ma survie dépendra d'esprits inférieurs, ces cultures et mes observations leur donneront une petite chance de me guérir. (Il ouvre la bouche une nouvelle fois.)

LEONARD : Je vais me recoucher.

SHELDON : Attend ! Met ça dans la salle de bains. (Il lui tend un petit doseur.)

LEONARD : Pour quoi faire ? (Il prend le doseur.)

SHELDON : Je dois mesurer mes sorties de liquide et leur débit pour m'assurer que mes reins fonctionnent.

LEONARD : Je m'en sers pour la pâte à pancake !

SHELDON : Et moi, je m'en suis toujours servie pour recueillir l'urine.

LEONARD : Tu t'es amusé à mettre des étiquettes sur tout dans cet appartement ! Même sur l'étiqueteuse ! Mais t'as pas trouvé dix secondes, pour écrire "urine" sur ce bol ?!

SHELDON : (prend le doseur et le retourne.) Il suffit de retourner le bol.

LEONARD : Ah. (Sheldon lui rend le doseur.) Je vais écrire une lettre d'excuse à l'entreprise qui fabrique ces doseurs. (Il s'en va.)

********


(Sheldon se réveille en toussant. Il prend le thermomètre électrique et constate que sa température est élevée.)

SHELDON : (en regardant le thermomètre.) Oh, quelle horreur ! Leonard ? (tousse) Leonard, je suis malade ! (Leonard se lève en trombe et s'habille rapidement.) Leonard ? Leonard je suis malade ! (Tandis que Sheldon tousse, Leonard sort rapidement mais discrètement de l'appartement. Sheldon se lève, avec une écharpe autour du cou et une couette autour de lui.) Leonard ! Leonard ! Leonard ! (La couette tombe.) Leonard, ma couette est tombée par terre et j'ai mal aux sinus quand je me penche ! Leonard ! (En toussant toujours, il prend le téléphone non sans se faire mal aux sinus. Il appelle Leonard.)

LEONARD : Ah salut !

SHELDON : Leonard, je te cherche où es-tu ?

LEONARD : (en descendant les escaliers de l'immeuble, et en continuant de s'habiller.) Ben au boulot pardi !

SHELDON : A 6h30 du matin ?

LEONARD : Ouais !

SHELDON : Quoi ? Un dimanche ?!

LEONARD : Euh... ben oui.

SHELDON : Pourquoi ?

LEONARD : On m'a demandé de venir !

SHELDON : (tousse) J'ai pas entendu le téléphone sonner.

LEONARD : Ils m'ont envoyé un sms.

SHELDON : Eh bien comme je l'avais prédit, je suis malade. Ma fièvre grimpe exponentiellement depuis 2h30 du matin et... et ma production de morve est anormalement élevée... (crache.)

LEONARD : Sans blague.

SHELDON : Sans blague. Et en plus la couleur de mes glaires est passée de blanc verdâtre à vert laiteux.

LEONARD : Un petit conseil. Repose-toi et bois beaucoup de liquide.

SHELDON : Que veux-tu que je boive d'autre ? Des gaz ? Du solide ? Du plasma ionisé ?

LEONARD : Bois ce qui te fait plaisir.

SHELDON : Je veux de la soupe.

LEONARD : Fais-toi une bonne soupe !

SHELDON : On n'a plus de soupe !

LEONARD : (arrive dans le hall de l'immeuble.) Je suis en train de travailler Sheldon.

(Une habitante rentre avec un chien qui aboie.)

SHELDON : Est-ce que c'était un chien ?

LEONARD : Oui.

SHELDON : Dans le labo ?

LEONARD : Oui. Ils apprennent à des chiens à se servir de la centrifugeuse et il se pourrait que... qu'un chien ait à se servir de la centrifugeuse. A la place d'un chercheur aveugle, à plus ! (Il raccroche.)

********


(Le téléphone sonne chez Howard, qui dort encore.)

MERE : Howard ! Téléphone !

HOWARD : Je sais que c'est le téléphone Maman, je suis pas sourdingue !

MERE : C'est qui le sadique qui se permet de t'appeler à une heure pareille ?

HOWARD : Mais j'en sais rien !

MERE : Demande-lui pourquoi il appelle à une heure pareille !

HOWARD : Je peux pas lui demander vu que c'est avec toi que je cause ! (Il décroche.) Allo ?

LEONARD : (toujours dans le hall.) Howard ? C'est Leonard ! Code vert laiteux !

HOWARD : Oh la cata, tout sauf vert laiteux !

LEONARD : Glaire, et morve avec fièvre.

MERE : C'est qui au téléphone ?

HOWARD : C'est Leonard !

MERE : Pourquoi il appelle ?

HOWARD : Sheldon est malade !

MERE : T'as joué au parc avec lui ?

HOWARD : Bon sang Maman ! T'oublies que j'ai 26 ans !

MERE : Excuse-moi Monsieur l'adulte ! Et il veut quoi ce grand garçon pour son petit-dèj' ?

HOWARD : Chocolat chaud et cornflakes merci !

LEONARD : Howard, écoute-moi-

(Le téléphone d'Howard bipe.)

HOWARD : Une seconde, j'ai un double appel.

LEONARD : Non, non non, surtout-

HOWARD : (prend le double appel.) Allo ?

SHELDON : Howard, je suis malade.

HOWARD : (cherche comment se sortir de cette situation, puis imite sa mère.) Howard est en train de dormir, je suis sa mère ! Espèce de sadique, t'oses réveiller les honnêtes gens, t'as vu l'heure ?!

SHELDON : (n'est pas dupe.) Il me faut de la soupe.

HOWARD : (toujours en imitant sa mère.) T'as qu'à téléphoner à ta mère ! (Il reprend Leonard.) C'était Sheldon.

LEONARD : J'ai essayé de te prévenir !

HOWARD : Oui, oui, je sais, c'est ma faute, j'ai oublié le protocole qu'on a mis en place après la grande otite de 2006.

LEONARD : Appelle Koothrappali. Il faut qu'on se trouve une planque pour les prochaines 18 à 24 heures.

HOWARD : Quitte pas. (Enlève le téléphone de son oreille.) Maman je peux inviter mes potes à la maison ?

MERE : Je viens juste de shampouiner la moquette !

HOWARD : (reprend Leonard.) Désolé, elle dit non. Mais, y'a l'intégrale de la Planète Des Singes au ciné !

LEONARD : Cinq films de deux heures minimum... C'est un début.

*********


(Au Cheesecake Factory.)

SERVEUSE : (à Penny.) SDF barge à la table 18.

(Penny se rend compte qu'il s'agit de Sheldon, qui tousse, crache, emmitouflé dans une doudoune, la tête dans un bonnet.)

PENNY : Il n'est que barge nuance. (Elle va le voir.) Sheldon !
Qu'est-ce que tu fais ici ?

SHELDON : Je suis malade, par ta faute, merci beaucoup.

PENNY : Ca ne peut pas venir de moi, je ne suis pas malade.

SHELDON : Tu es porteuse saine. Tout le monde dans cette salle est contaminé. (A la salle.) Vous êtes tous contaminés !

PENNY : Shhhhh ! Sheldon, qu'est-ce que tu veux ?

SHELDON : Je veux de la soupe. (Il se râcle la gorge.)

PENNY : Pourquoi est-ce que tu- (il se râcle la gorge un peu plus fort. Elle reprend lorsqu'il a fini.) Tu pourrais manger de la soupe chez toi.

SHELDON : Penny, j'ai un Q.I de 187 ! Si j'avais la possibilité d'avaler un bol de soupe chez moi, tu crois peut-être que je serais assis à cette table ?

PENNY : Tu peux te la faire livrer.

SHELDON : J'y avais pas pensé. J'entre dans une phase de délire induite par la fièvre, s'il te plaît , apporte-moi de la soupe tant que je sais encore me servir d'une cuillère.

PENNY : (note.) D'accord, quel genre de soupe tu veux ?

SHELDON : Ma mère me faisait un potage aux poix cassés, avec des bouts de saucisses et des... des petits croûtons maison.

PENNY : On a poulet, tortillas, et vermicelle.

SHELDON : Je te laisse choisir mais, j'en voudrais une avec des saucisses et des petits croûtons.

PENNY : Non.

SHELDON : Bon, alors surprend-moi ! (Penny s'en va en cuisine, tandis que Sheldon se mouche bruyamment, attirant l'attention des autres clients, dont ses voisins de table. Il leur montre son mouchoir.) A votre avis, c'est vert mousse ou vert forêt ?

********


(Raj, Howard et Leonard entrent dans la salle de ciné, portant des masques de chimpanzés, comme tout le monde dans la salle.)

HOWARD : Oh, quel manque d'originalité, ils ont tous opté pour le masque de chimpanzé.

RAJ : Je vous rappelle que j'avais opté pour orang-outan mais, vous m'avez ri au nez.

(Le téléphone de Leonard sonne. Il décroche.)

LEONARD : Oh, salut Penny !

PENNY : Salut, où es-tu ?

LEONARD : (en s'installant avec les deux autres.) Je suis... au boulot.

PENNY : Ta voix est bizarre.

LEONARD : Ah oui ? Oh c'est normal, j'ai revêtu une combinaison anti-radiation. Quoi de neuf ?

PENNY : Je suis au boulot moi aussi, et tu ne devineras jamais qui est venu infester ma zone de service.

LEONARD : (à Howard et Raj.) Sheldon est au Cheesecake Factory. (A Penny.) Dis-lui de rentrer à la maison.

PENNY : Il refuse de partir, il a peur de s'évanouir dans le bus et que quelqu'un prélève ses organes.

LEONARD : (aux garçons.) Il est paranoïaque et il fait son nid dans le resto de Penny. (Il reprend le téléphone.)

PENNY : Je t'en supplie, ramène-le chez vous.

LEONARD : Euh, bon d'accord j'arrive tout de suite. (Il tend le téléphone à Howard qui fait un bruit d'alarme.) Tous aux abris, il y a une fuite dans le labo de radiations ! La ville entière est en danger ! Au mon Dieu ! Tenez bon professeur ! Le Guggenheim est en train de fondre ! Je file, à plus ! (Il raccroche.) C'est moche. Je me fais honte.

RAJ : Tu as fais ce qu'il fallait faire. (Il va pour piocher dans le pot de pop-corn d'Howard.)

HOWARD : Ne mets pas tes sales pattes poilues dans mon popcorn, maudit macaque !

(Penny a finalement raccompagné Sheldon à son appartement.)

SHELDON : Merci de m'avoir raccompagné.

PENNY : Oh, c'est rien ! J'ai pas besoin de gagner ma vie, c'est pas comme si j'avais un loyer et une bagnole à payer.

SHELDON : Tant mieux, tant mieux.

(Ils arrivent à la porte.)

PENNY : Bon, je te laisse. Soigne-toi bien. (Elle s'apprête à rentrer chez elle.)

SHELDON : Attend ! Où est-ce que tu vas ?

PENNY : Euhm... Chez moi. J'ai des chèques en bois à signer.

SHELDON : Tu m'abandonnes Penny ?

PENNY : Sheldon, t'es un grand garçon ! Me dis pas que t'as jamais été malade ?

SHELDON : Si, bien sûr mais... je me suis jamais soigné tout seul.

PENNY : Tu rigoles ! Jamais ?

SHELDON : Bon d'accord, une seule fois. J'avais quinze ans, et je passais l'été à l'université d'Heidelberg, en Allemagne.

PENNY : T'étudiais en Allemagne ?

SHELDON : Non. J'étais professeur. Enfin bref. La cuisine locale est plus riche en boudin et saucisse que la nôtre. Ce qui se traduisit par une blitzkrieg foudroyante, mon gros intestion jouant le rôle de la Tchécoslovaquie.

PENNY : Et personne dans ton entourage ne t'a soigné ?

SHELDON : Non. Ma mère avait dû repartir au Texas pour aider mon père, parce que la maison avait encore glissée de ses fondations.

PENNY : Encore ?

SHELDON : C'était la saison des tornades. Et la maison était en aluminium. Enfin, voilà. La gardienne du campus universitaire ne parlait pas notre langue. Quand elle a enfin compris que j'étais malade, elle a dit "mag das du ein anspeilung ?"

PENNY : Qu'est-ce que ça veut dire ?

SHELDON : Ben, au vue de ce qu'il s'est passé ensuite, je suppose qu'elle m'a proposé un lavement.

PENNY : D'accord Sheldon, je vais m'occuper de toi. Qu'est-ce que tu veux ?

(Ils entrent dans l'appartement.)

SHELDON : Eh bien, ma mère me frottait dans le bain avec une éponge.

PENNY : On établie des règles. Pas de frottis-frotta dans le bain, et sûrement pas de lavement.

SHELDON : Bien, c'est noté.

********


(Le film commence, les garçons enlèvent leurs masques.)

HOWARD : Ca commence.

RAJ : 10 heures et demie de bonheur simiesque.

(Leonard fait tomber ses lunettes.)

LEONARD : Merde, mes lunettes. Dites, j'y vois plus rien les gars, vous voulez bien m'aider à les retrouver ?

HOWARD : Ah oui bien sûr.

RAJ : Ok.

(Ils cherchent. Howard finit par marcher dessus.)

HOWARD : Trouvé.

LEONARD : Génial.

HOWARD : Désolé. T'en n'as pas une autre paire ?

LEONARD : Si, à l'appart.

RAJ : Si tu mets le turbo, tu rateras pas la scène où les macaques tabassent Charleton Heston.

HOWARD : Mais si Sheldon est là, tu devras te farcir ses jérémiades et tu seras prisonnier de sa toile morveuse.

(Leonard cherche avec difficulté le numéro de Penny dans son portable et finit par le trouver.)

LEONARD : Salut Penny. Je voulais savoir si Sheldon était toujours au restaurant ? C'est très gentil, je te revaudrai ça. Il faut que je te laisse, un second Tchernobyl se profile à l'horizon, euh à plus ! (Il raccroche.) Il est à l'appart, c'est mort. 10 heures de brouillard simiesque pour Leonard.

RAJ : T'as pensé au laser ?

LEONARD : Une opération des yeux ? T'es fou !

RAJ : Tu préfères retourner à l'appartement et affronter Sheldon, ou te faire découper les cornées pour ne plus être myope ?

HOWARD : Alors ?

LEONARD : Je réfléchis !

********


(Penny couvre Sheldon.)

PENNY : Voilà. On reste au chaud sous la couette. Bon, je repasse tout à l'heure.

SHELDON : Attend ! (Il prend un pot de pommade.) Tu me mets de la pommade sur le torse ?

PENNY : Oh, je suis sûre que tu peux le faire toi-même.

SHELDON : Non, mes mains puent l'eucalyptus ensuite.

PENNY : Mais, Sheldon-

SHELDON : S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît !

PENNY : (prend le pot.) J'arrive pas à le croire, on aura tout vu.

(Sheldon découvre son torse et Penny commence à appliquer la pommade.)

SHELDON : Non, pas dans le sens des aiguilles d'une montre, ça emmêle mes poils.

PENNY : Désolée. (Elle applique la pommade dans l'autre sens.)

SHELDON : Chante-moi "chaton tout doux".

PENNY : Quoi ?

SHELDON : Ma mère me chantait cette chanson quand j'étais souffrant.

PENNY : Oh, mais je la connais pas !

SHELDON : Je vais te l'apprendre. (Il chante.) Chaton tout doux, minou tout chaud, petite boule de poil ! Chaton farceur, chaton bonheur, pur, pur, pur.... (A Penny.) C'est à toi.

PENNY : (chante à contrecoeur.) Chaton tout doux, minou tout chaud...

SHELDON : Petite boule de poil ! (Penny s'arrête de mettre de la pommade.) La pommade !

PENNY : (reprend l'application, et chante les dents serrées.) Petite boule de poil !

(A la porte de l'appartement. Howard glisse un câble muni d'une micro-caméra, reliée à un ordinateur que Raj tient.)

LEONARD : Mais je vois rien, qu'est-ce que tu vois ?

RAJ : A première vue, le salon est désert.

LEONARD : Je suppose qu'il est dans sa chambre. Mes lunettes de rechange sont dans ma chambre, sur ma commode, à côté de mon bat-réveil.

HOWARD : Je refuse d'y aller.

LEONARD : Raj ?

RAJ : Je suis pas maso.

LEONARD : Mais je peux pas y aller ! J'y vois rien, je suis aveugle !

HOWARD : T'inquiètes ! On a la solution. Mini-caméra, oreillette sans fil. (Il met la caméra autour de la tête de Leonard.)  Nous serons tes yeux, ok ? (Il montre ensuite une plaque à Leonard.) Ah et autre chose. Ceci est un capteur subsonique de mouvement. Si jamais Sheldon se lève et se met à marcher, cet appareil enverra un signal à l'ordinateur.  A partir de ce moment-là, vu la géographie de l'appartement et la vitesse de déplacement du malade, tu as sept secondes pour sortir, avec ou sans lunettes.

LEONARD : Il va aussi capter mes mouvements ?

HOWARD : Non, tu vas ramper, tu seras ventre à terre. Et tu vas installer ce capteur à proximité de sa chambre.

LEONARD : Et je le transporte comment si je suis ventre à terre ?

(Leonard entre dans l'appartement à quatre pattes, en portant le capteur dans un petit sac, par la bouche. Howard et Raj voient tout sur l'ordinateur et guident Leonard.)

HOWARD : Tête baissée. Vire à gauche. Maintiens le cap.

LEONARD : Quoi ?

HOWARD : Ca veut dire tout droit.

LEONARD : T'as qu'à dire tout droit alors !

HOWARD : Quand on indique une direction, on dit pas tout droit, on dit maintiens le cap !

LEONARD : D'accord. (Il se prend la tête dans une valise.) Je me suis cogné la tête.

HOWARD : Et ben fallait garder le cap, mon grand. (Leonard arrive dans le couloir.) Tourne à droite.

(L'image vacille.)

RAJ : Oh merde, on perd l'image !

HOWARD : Oh, euh, maintenant incline la tête vers la droite. Un peu plus ! Encore un peu. Ah c'est bon. Et maintiens le cap surtout. Parfait ! Tu es devant la chambre de Sheldon, à présent, déploie le capteur. (Leonard sort le capteur du sac.) Allume-le.

LEONARD : Quoi ? Il était éteint ?

HOWARD : Ben oui.

LEONARD : J'ai rampé ventre à terre pour des prunes ?!

HOWARD : Arrête de geindre.

(Leonard allume le capteur et le pose devant la porte.)

LEONARD : Il est allumé.

HOWARD : Ok. A partir de maintenant, tu rampes, tu colles ton ventre au sol.

LEONARD : Oui, je sais.

(Le capteur se met à sonner.)

HOWARD : Euh, attend. Fais gaffe le capteur détecte un obstacle. Tourne la tête.

(Leonard s'exécute et se retrouve aux pieds de Penny.)

PENNY : Saleté de ver de terre.

(Howard et Raj remballent tout et partent en courant.)

HOWARD : Je savais que le capteur capterait !

(Leonard se relève, gêné devant une Penny en colère.)

LEONARD : Salut !

PENNY : Tu m'as délibérément refourgué Sheldon !

LEONARD : T'as vu comment il est ? J'avais pas trop le choix !

SHELDON : Penny ! Penny, j'ai faim !

(Leonard la supplie du regard de se taire.)

PENNY : Oh, bonne nouvelle trésor, Leonard rentre à l'instant même !

LEONARD : Non !

PENNY : Tiens ! Bonne chance, à plus !

(Elle s'en va.)

LEONARD : Non, attend, je t'en supplie !

SHELDON : Leonard, j'ai faim !

LEONARD : S'il te plaît Penny, emmène-moi avec toi !

(Il court dans le salon et se prend la poutre en pleine tête. Sheldon débarque, la couette autour de lui.)

SHELDON : Leonard ? (Il voit Leonard assis sur le sol.) Je veux un toast au fromage. (Quelques instants plus tard. Ils sont tous les deux assis sur le canapé, Leonard avec une bouillote sur la tête, et Sheldon frissonnant dans sa couette avec son toast au fromage.) Dis, tu crois que Penny viendra s'occuper de nous si on lui téléphone ?

LEONARD : Je crois que Penny ne viendra plus jamais chez nous.

SHELDON : Oh, mon nez est bouché, je suffoque !

LEONARD : Ah oui, et alors ?

SHELDON : Ca t'ennuie d'aller dans la cuisine et de me rapporter le récipient étiqueté "mucosités" ?

LEONARD : Si je me lève, je vais vomir.

SHELDON : Sous l'évier, la cuvette en plastique bleue.

Fin de l'épisode.

Scene: The living room of the apartment. Leonard and Sheldon are playing the three dimensional chess game from the original Star Trek series. It is Leonard’s move. He takes his time, moving round the board and checking things from various angles. Finally he tentatively makes a move. Sheldon moves almost immediately.

Sheldon: Checkmate.

Leonard: O-o-o-o-h! Again?

Sheldon: Obviously you’re not well suited for three-dimensional chess, perhaps three dimensional candyland would be more your speed.

Leonard: Just reset the board.

Sheldon: It must be humbling to suck on so many different levels.

Penny (knocking and entering): Hi guys.

Leonard: Hey!

Penny: Did you get my mail.

Leonard: Yeah, right here. How was Nebraska?

Penny: Oh, better than North Dakota! (Pause) I guess that joke’s only funny in Nebraska.

Sheldon: From the data at hand you really can’t draw that conclusion. All you can say with absolute certainty is that that joke is not funny here.

Penny: Boy, it’s good to be back.

Leonard: How was your family?

Penny: Ugh, it was the worst trip, everyone got sick over the weekend.

Sheldon: Sick?

Leonard: Here we go.

Sheldon (running to opposite side of the room): What kind of sick?

Penny: Oh, the flu I guess.

Sheldon: I don’t need you to guess, I need you to know, now when did the symptoms first appear?

Penny: Maybe Friday.

Sheldon: Friday, was that morning or afternoon?

Penny: I… I don’t…

Sheldon: Think woman, who blew their nose and when?

Leonard: Sheldon, relax, she doesn’t have any symptoms, I’m sure she’s not contagious.

Sheldon: Oh please, if influenza was only contagious after symptoms appear it would have died out thousands of years ago. Somewhere between tool using and cave painting, homo habilus would have figured out to kill the guy with the runny nose.

Leonard: Penny, you’ll have to excuse Sheldon, he’s a bit of a germophobe.

Penny: Oh, it’s okay, I understand.

Sheldon: Thanks for your consideration, now please leave.

Leonard: You’d better go before he starts spraying you with Lysol.

Penny: Okay, well, thank you for getting my mail.

Leonard: No problem. Welcome home. (Sees Penny out. Turns to find Sheldon spraying the air with Lysol.)

Sheldon: What?

Credits sequence

Scene: The kitchen

Leonard: What the hell are you doing?

Sheldon: I’m making petrie dishes to grow throat cultures.

Leonard: With lime jello?

Sheldon: I need a growth medium, and someone polished off the apricot yoghurt. Here, swab my throat.

Leonard: I don’t think so.

Sheldon: Leonard! If I’m going to get ahead of this thing I need to find out what’s growing in my throat.

Leonard: Sheldon, you are not sick. This is, but you are not.

Sheldon: We have no idea what pathogen Typhoid Penny has introduced into our environment. And having never been to Nebraska I’m fairly certain that I have no cornhusking antibodies.

Leonard: Sheldon, don’t you think you’re overreacting?

Sheldon: When I’m lying comatose in a hospital relying on inferior minds to cure me, these jello cultures and my accompanying notes will give them a fighting chance.

Leonard: I’m going back to bed.

Sheldon: Wait. (Handing him a measuring jug) Put this in the bathroom.

Leonard: What for?

Sheldon: I need to measure my fluid intake and output to make sure my kidneys aren’t shutting down.

Leonard: I mix pancake batter in this!

Sheldon: No, that measuring cup has always been for urine.

Leonard: You had time to make a label for everything in this apartment, including the label maker, but you didn’t have ten seconds to make one that said urine cup?

Sheldon: It’s right here on the bottom.

Leonard: Huh. I guess I owe the Betty Crocker company a letter of apology.

Scene: Sheldon’s bedroom. Sheldon wakes up and coughs. Picks up an electronic thermometer and takes his temperature.

Sheldon: Oh, dear God. (Shouting) Leonard! Leonard, I’m sick!

Cut to Leonard entering living room in panic, stumbling and trying to put on a pair of trousers.

Sheldon (voice off): Leonard! Leonard I’m sick!

Leonard grabs jacket and leaves through front door.

Sheldon (entering, wrapped in duvet): Leonard! Leonard! Leonard. Leonard, my comforter fell down, and my sinuses hurt when I bend over. Leonard? (Bends to get phone) Ow!

Leonard (voice on phone): Hey.

Sheldon: Leonard, where are you?

Leonard (running down stairs): I’m at work.

Sheldon: At six-thirty in the morning?

Leonard: Yes.

Sheldon: On Sunday?

Leonard: Yes.

Sheldon: Why?

Leonard: They asked me to come in.

Sheldon: Well, I didn’t hear the phone ring.

Leonard: They texted me.

Sheldon: Well, as I predicted, I am sick. My fever has been tracking up exponentially since 2am, and I am producing sputum at an alarming rate.

Leonard: No kidding?

Sheldon: No. Not only that, it has shifted from clear to milky green.

Leonard: Alright, well, get some rest and drink plenty of fluids.

Sheldon: What else would I drink? Gasses? Solids? Ionised plasma?

Leonard: Drink whatever you want.

Sheldon: I want soup.

Leonard: Then make soup.

Sheldon: We don’t have soup.

Leonard: I’m at work, Sheldon. (A woman enters the apartment building with a barking dog.)

Sheldon: Is that a dog?

Leonard: Yes,

Sheldon: In the lab?

Leonard: Yes, they’re training dogs to operate the centrifuge for when they need dogs to operate the centrifuge for blind scientists, I have to go.

Scene: Howard’s bedroom. The phone is ringing.

Howard’s Mother (voice): Howard, it’s the phone.

Howard: I know it’s the phone, Ma, I hear the phone.

Howard’s Mother: Well who’s calling at this ungodly hour?

Howard: I don’t know.

Howard’s Mother: Well ask them why they’re calling at this ungodly hour.

Howard: How can I ask them when I’m talking to you! (Into phone) Hello.

Leonard: Howard, it’s Leonard, code Milky Green.

Howard: Dear Lord, not Milky Green!

Leonard: Affirmative, with fever.

Howard’s Mother: Who’s on the phone.

Howard: It’s Leonard.

Howard’s Mother: Why is he calling.

Howard: Sheldon’s sick.

Howard’s Mother: Were you playing with him?

Howard: For God’s sake, Ma, I’m twenty six years old.

Howard’s Mother: Excuse me Mr Grown-up. Whadda-ya want for breakfast.

Howard: Chocolate milk and eggoes please!

Leonard: Howard, listen to me.

Howard: Hang on, call waiting.

Leonard (voice): No, don’t, don’t….

Howard: Hello.

Sheldon: Howard, I’m sick.

Howard (imitating his mother’s voice): Howard’s sleeping, this is his mother. Why are you calling at this ungodly hour?

Sheldon: I need soup.

Howard: Then call your own mother. (To Leonard) It was Sheldon.

Leonard: I tried to stop you.

Howard: It’s my own fault, I forgot the protocol we put in place after the great ear infection of ’06.

Leonard: You call Koothrappali, we need to find a place to lay low for the next eighteen to twenty four hours.

Howard: Stand by. Ma, can my friends come over?

Howard’s Mother: I just had the carpets steamed.

Howard: That’s a negatory. But there’s a Planet of the Apes marathon at the New Art today.

Leonard: Five movies, two hours apiece. It’s a start.

Scene: The Cheesecake Factory.

Waitress: Homeless crazy guy at table eighteen.

Penny: No, just crazy. Sheldon, what are you doing here?

Sheldon: I’m sick, thank you very much.

Penny: How could you have gotten it from me, I’m not sick.

Sheldon: You’re a carrier. All these people here are doomed. You’re doomed!

Penny: Shhh! Sheldon, what do you want.

Sheldon: I want soup.

Penny (over Sheldon’s strange throat clearance): Why didn’t you just…. (louder throat clearance) Why didn’t you just have soup at home.

Sheldon: Penny, I have an IQ of 187, don’t you imagine that if there were a way for me to have had soup at home I would have thought of it?

Penny: You can have soup delivered.

Sheldon: I did not think of that. Clearly febrile delirium is setting in, please bring me some soup while I still understand what a spoon is for.

Penny: Okay, what kind of soup do you want.

Sheldon: Well, my mother used to make me this split pea with little frankfurter slices and these home made croutons.

Penny: We have Chicken Tortilla and Potato Leek.

Sheldon: Can I get any of those with little frankfurter slices and home made croutons?

Penny: No.

Sheldon: Then surprise me. (Blows nose into handkerchief. Shows it to next table) Would you call that moss green or forest green?

Scene: The cinema. Everyone is wearing ape masks.

Howard: Look at this, everyone went chimp.

Raj: Well I’d like to point out, I voted for orang-utan, but you shouted me down. (Phone rings).

Leonard: Oh, hi Penny!

Penny: Hey, where are you?

Leonard: I’m… uh… at work.

Penny: You sound funny.

Leonard: I’m… uh… in a… I’m in a radiation suit. What’s up?

Penny: Yeah, well I’m at work too, and you’ll never guess who’s here infecting my entire station.

Leonard (To Howard and Raj): Sheldon’s at the Cheesecake Factory. (Into phone) Just tell him to go home.

Penny: He won’t leave, he says he’s afraid he’ll pass out on the bus and someone will harvest his organs.

 Leonard (To Howard and Raj): He’s paranoid, and he’s established a nest.

Penny: Can you please come get him?

Leonard: Uh, yeah, I’d be… I’d be happy to Penny. (Holds phone up, Howard makes warning siren noises) Oh my God there’s a breech in the radiation unit (Raj joins in) The whole city is in jeopardy, oh my God, Professor Googenfeil is melting, gotta go, bye! (To Howard and Raj) I feel really guilty.

Raj: You did what you had to do. (Steals some of Howard’s popcorn)

Howard: Take your stinking paws off my popcorn you damn dirty ape.

Scene: The stairwell.

Sheldon: Thanks for bringing me home.

Penny: Oh, it’s okay, I didn’t really need to work today, it’s not like I have rent or car payments or anything.

Sheldon: Good. Good.

Penny: Okay, well, you feel better.

Sheldon: Wait, where are you going?

Penny: Um, home, to write some bad cheques.

Sheldon: You’re going to leave me?

Penny: Sheldon, you are a grown man, haven’t you ever been sick before?

Sheldon: Well, of course, but, not by myself.

Penny: Really, never?

Sheldon: Well, once. When I was fifteen, and spending the summer at the Heidelberg Institute in Germany.

Penny: Studying abroad?

Sheldon: No, visiting professor. Anyway, the local cuisine was a little more sausage-based than I’m used to, and the result was an internal blitzkrieg with my lower intestine playing the part of Czechoslovakia.

Penny: And there was no-one there to take care of you?

Sheldon: No. No, my mum had to fly back to Texas to help my dad because the house had slipped off the cinderblocks again.

Penny: Again?

Sheldon: It was tornado season. And it was an aluminium house. Anyway, the housekeeper in the faculty residence didn’t speak any English, when I finally managed to convince her I was sick, she said “mag das du ein anspeilung?”

Penny: What does that mean?

Sheldon: Based on what happened next, I assume it means “would you like an enema?”

Penny: Okay, sweetie, I’ll take care of you, what do you need?

Sheldon: Well, my mom used to give me sponge baths.

Penny: Okay, ground rules, no sponge baths, and definitely no enemas.

Sheldon: Agreed.

Scene: The cinema.

Raj: Here we go, ten and a half hours of apey goodness.

Leonard: Oh dammit, my glasses. Okay, I’m blind here guys, can you help me find them?

Howard: Sorry. (Crunching sound) Found ‘em.

Leonard: Oh great.

Howard: Sorry, don’t you have a spare.

Leonard: Yeah, at home.

Raj: Well if you leave now, you can be back before the gorillas rip the crap out of Charlton Heston.

Howard: Unless Sheldon’s there, in which case you’ll be trapped forever in his whiny hyper neurotic snot-web.

Leonard (Dials phone): Hi, Penny. I was wondering, is Sheldon still at the restaurant? Okay, that was very nice of you. Okay, gotta go, got kind of a full blown Chernobyl thing here, gotta go, bye. (To Howard) He’s home, I’m screwed. Ten and a half hours of apey blurriness.

Raj: How about Lasic?

Leonard: You want me to get eye surgery?

Raj: Would you rather go back to the apartment and deal with Sheldon, or have a stranger carve out your corneas with a laser beam?

Howard: Well?

Leonard: I’m thinking!

Scene: Sheldon’s bedroom.

Penny: Okay, nice and cosy, okay, I’ll see you later.

Sheldon: Wait. Will you please rub this on my chest.

Penny: Oh, Sheldon, can’t you do that yourself?

Sheldon: Vaporub makes my hands smell funny.

Penny: But Sheldon….

Sheldon: Please, please, please, please, please, please, please.

Penny: I can’t believe I’m doing this.

Sheldon: No, no, counter-clockwise or my chest hair mats.

Penny: Sorry.

Sheldon: Can you sing “Soft Kitty”.

Penny: What?

Sheldon: My mom used to sing it to me when I was sick.

Penny: I’m sorry, honey, I don’t know it.

Sheldon: I’ll teach you. “Soft kitty, warm kitty, little ball of fur, happy kitty, sleepy kitty, purr purr purr.” Now you.

Penny (after a loud sigh): Soft kitty, warm kitty…

Sheldon: Little ball of fur. Keep rubbing.

Penny (through gritted teeth): Little ball of fur.

Scene: The living room door, a fibre-optic camera emerges from underneath. We see the scene from its point of view. Cut to outside. Raj is holding a laptop, Howard is feeding the camera under the door.

Leonard: What do you see, what do you see.

Raj: The living room appears to be empty.

Leonard: Okay, he must be in his bedroom. My spare glasses are in my bedroom, on my dresser, next to my Bat-signal.

Howard: I’m not going in there.

Leonard: Raj?

Raj: No way, Jose.

Leonard: Well I can’t do it, I can’t see anything.

Howard: It’s all right, wireless mini-cam and Bluetooth headset. We’ll be your eyes.

Leonard: Fine.

Howard: One more thing. This is a subsonic impact sensor. If Sheldon gets out of bed and starts to walk, this device will register it and send a signal to the laptop. At that point, based on the geography of the apartment and the ambulatory speed of a sick Sheldon, you’ll have seven seconds to get out, glasses or no glasses.

Leonard: Won’t my footsteps set it off?

Howard: No, you’ll be on your hands and knees. Now you’ll need to get the sensor as close as you can to Sheldon’s room.

Leonard: Well, how do I carry it if I’m on my hands and knees?

Cut to Leonard entering apartment on hands and knees, carrying the sensor in his teeth.

Howard: Stay low. Bear left. Now keep true.

Leonard: What?

Howard: It means go straight.

Leonard: Then just say go straight.

Howard: You don’t stay go straight when you’re giving bearings, you say keep true.

Leonard: Alright (Bangs head on a trunk.) I just hit my head.

Howard: Because you didn’t keep true. (Time shift, Leonard is now outside bedrooms) Okay, turn right.

Raj: The… the picture’s breaking up.

Howard: Angle your head to the right. A little more. A little more. (Leonard now has his head at right angles to his body) That’s it, now just keep true. Alright, you’re close enough to Sheldon’s room, deploy the sensor. Now turn it on.

Leonard: It wasn’t on?

Howard: No.

Leonard: Then why did I have to crawl?

Howard: Oh, I guess you didn’t.

Leonard: Okay, it’s on.

Howard: Good. From this point forward you will have to crawl.

Leonard: I know.

Howard: Hang on, the sensor’s picking up something, turn your head back. (Camera angle shows a pair of female legs.)

Penny: You rat bastard.

Howard (running down stairs with Raj): Told you the sensor would work.

Leonard: Hi!

Penny: You deliberately stuck me with Sheldon.

Leonard: Well, I had to, you see what he’s like.

Sheldon (off): Penny! Penny, I’m hungry.

Penny: Uh, it’s okay, sweetie, good news, Leonard’s home!

Leonard: No!

Penny (handing him vaporub): Here you go, good luck, bye.

Leonard: W-wait!

Sheldon: Leonard, I’m hungry!

Leonard: Wait! Penny! Take me with you! (Runs after her and bumps into pillar. Falls semi-conscious to the floor.  Sheldon appears in his comforter.)

Sheldon: I want grilled cheese.

Time shift. Sheldon and Leonard are on the sofa. Sheldon is wrapped in his comforter, Leonard is holding an ice-pack to his head.

Sheldon: Do you think Penny will come here and take care of us?

Leonard: I don’t think Penny’s ever coming here again.

Sheldon: I’m very congested.

Leonard: Yeah, so?

Sheldon: Can you go to the kitchen, and get me the turkey baster labelled mucus.

Leonard: If I stand, I’ll vomit.

Sheldon: Under the sink, yellow Tupperware bowl.

Source : Big Bang Theory Transcript

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