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#104 : Les Poissons Luminescents

Résumé : Sheldon vient de se faire licencier. Cette expérience le force à explorer ce que la vie a à offrir en dehors de la physique, obligeant Leonard à prendre des mesures drastiques pour empêcher son ami d'avoir le cafard.

Popularité


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Titre VO
The Luminous Fish Effect

Titre VF
Les Poissons Luminescents

Première diffusion
15.10.2007

Première diffusion en France
25.10.2008

Vidéos

Sheldon & Penny - Tampon Talk

Sheldon & Penny - Tampon Talk

  

Diffusions

Logo de la chaîne CBS

Etats-Unis (inédit)
Lundi 15.10.2007 à 20:30
7.94m / 3.1% (18-49)

Plus de détails

Scenario : David Litt, Lee Aronsohn, Chuck Lorre & Bill Prady
Réalisation : Bob Koherr

Guests: Mark Harelik (Eric Gablehauser), SIerra Edwards (Summer)

Sheldon et Leonard se préparent à sortir afin de se rendre à une fête entre scientifiques. Evidemment Sheldon sort ses plus belles répliques à propos d'une machine à voyager dans le temps puis devient ironique au sujet des participants à cette fameuse soirée...  Les garçons ainsi que Raj, croisent Howard aux cotés d'une belle blonde. Mais la soirée tourne court lorsque Sheldon devient très impoli envers son nouveau patron, ce qui lui fait perdre son emploi.

Sheldon commence sa nouvelle vie par une experience avec des oeufs, plus communément appelé "oeufs brouillés" d'après Leonard. L'expérience n'étant pas concluante, Sheldon décide d'accepter la proposition de Penny et de partir faire des courses avec la belle. Mais elle s'en mord vite les doigts. Rattrapé par ses angoisses, Sheldon part dans un monologue sur la sécurité en voiture. Seulement la torture pour Penny continua dans le supermarché. Alors qu'elle tente de faire ses provisions, Sheldon se réjouit d'un rien. Mais qu'y a-t'il de pire que de faire des courses avec un quelqu'un qui critique chaque article choisi ?

Tous les deux de retour, Sheldon est ravi de sa journée mais la jolie blonde est loin de penser la même chose. Elle refuse d'abord une nouvelle virée avec lui, mais elle finit par claquer la porte au nez de Sheldon après qu'il lui ai proposé d'acheter 30 ans de tampons.

Plus tard dans la journée, Leonard rentre à l'appartement et y retourne un Sheldon bien occupé. Par quoi ? Le jeune explique dans une premier temps que sa première expérience n'a pas eu l'effet escompté. A présent, il teste sur des poissons une experience réalisée auparavent par des japonais, et la nomme "Poisson Veilleuse". Il s'empresse donc de demander une grande discrétion à son colocataire. Surpris par le ridicule de la situation, Leonard essaie une nouvelle fois de convaincre Sheldon d'aller s'excuser auprès du Dr Gablehauser afin qu'il récupère son emploi mais en vain.

Dépassé par la nouvelle lubie de Sheldon, Leonard est contraint d'appeler sa mère. Tous les 3 tentent d'avoir des explications mais, vexé, Sheldon se braque et part se réfugier dans sa chambre.

Tout le monde s'affèrent en cuisine. La mère de Sheldon cuisine, Leonard s'inquiète pour Sheldon, et, Penny, Raj et Howard essaient d'en apprendre plus sur leur ami avec des anecdotes que veut leur raconte Mme Cooper. Tout en écoutant, ils s'installent tous les 5 autour de la petite table de salon et dînent... Sheldon tente une approche mais Leonard le fait fuir aussi vite qu'il n'est arrivé.

Mme Cooper rejoint son fils dans la chambre et tout en lui racontant une nouvelle anecdote, elle le force à se préparer afin d'aller s'excuser auprès de son ancien employeur. Bien qu'il ne soit pas d'accord, Sheldon s'exécute...

Interrompu dans son bureau, le Dr Gablehauser accueille Sheldon et sa maman. Sous les yeux de celle-ci, Sheldon présente ses excuses auprès du Doc. A peine accepté le doc retourne la situation en draguant ouvertement Mme Cooper et en demandant à Sheldon de partir. Ce dernier s'eclipse et rentre aux cotés de son ami Leonard.

La journée se termine enfin. Sheldon, bordé par sa maman, s'endort tranquillement avec sa nouvelle veilleuse...

(Leonard et Sheldon se préparent à se rendre à une soirée de bienvenue organisée à l'Université).

SHELDON : Tu sais, j'ai repensé aux voyages dans le temps.

LEONARD : Pourquoi ? T'as lâché ton travail sur l'invisibilité ?

SHELDON : J'ai remis ça à plus tard. Pour en revenir à ce que je disais, si je mettais au point une machine à remonter le temps, je retournerai dans le passé pour me donner la formule. Et comme ça je sauterai l'étape de la recherche, tu comprends ?

LEONARD : Oh, c'est une idée.

SHELDON : J'aurais la pression en moins.

(Ils sortent).

LEONARD : Ce serait une belle invention ! Pourquoi tu te réserves pas une couverture dans Sciences Magazine ?

SHELDON : Parce que j'ai déjà dû la faire dans le futur.

LEONARD : Oh ! Alors les félicitations sont de rigueur !

SHELDON : Non, les félicitations seront de rigueur. Oh tu sais, je sens que je ne vais pas m'amuser à ce pot de bienvenue.

LEONARD : Oh je sais. Je te connais.

SHELDON : La dernière fois qu'on en a fait un, le professeur Finkleday m'a bassiné pendant près d'une heure avec sa passion pour la spéléologie.

LEONARD : Oui j'étais là.

SHELDON : Tu sais ce qu'il y a d'intéressant dans les grottes ?

LEONARD : Non quoi ?

SHELDON : Rien du tout.

LEONARD : Ce soir on a qu'à éviter Finkleday, se présenter au nouveau chef, lui serrer la main et s'en aller.

SHELDON : Que dis-tu de ça ? "Enchanté de vous connaître Professeur Gablehauser ! Vous avez de la chance que l'université vous ai engagé, bien que vous n'ayez pas mené de recherches intéressantes depuis 25 ans, et que vous ayez préféré écrire des livres de vulgarisation (il s'arrête au niveau de l'ascenseur pour recoller l'adhésif), en réduisant le concept de la science à une série d'anecdotes, anecdotes qui au passage sont balancées avec autant de facilité qu'un petit tas d'excréments. Mahalo ! "

(Ils reprennent leur route).

LEONARD : Le "mahalo" de la fin, c'est bien.

SHELDON : Au fait tu sais qu'il n'y a que huit consonnes dans la langue hawaïenne ?

LEONARD : Ah oui ? Pourquoi tu commences pas par ça ?

**********


(Raj, Sheldon et Leonard se servent au buffet).

RAJ : Han ! Vous avez vu ce buffet ? Ah, j'adore l'Amérique !

LEONARD : Vous n'avez pas de buffet en Inde ?

RAJ : Si, mais ce sont des plats de chez nous. Y'a pas de beggles, de mayonnaise, de trucs bien gras. (Leonard prend du beurre). Oh, tu peux m'en mettre ?

(Leonard lui en donne).

SHELDON : Ca alors, vous ne devinerez jamais qui vient par ici.

LEONARD : (en regardant vers l'entrée). Qui ça ? (Howard entre avec une grande femme blonde à ses côtés). Howard a amené une fille !

SHELDON : Eh bien, l'explication la plus plausible est que ses travaux en robotique ont sacrément avancé.

(Howard les rejoint).

HOWARD : Salut ! Ca va les tapettes de la science ? Laissez-moi vous présenter ma très chère amie, Summer. (Il met le bras autour de la taille de la jeune femme).

SUMMER : Howard, y'a un supplément si tu veux toucher.

(Howard enlève son bras).

LEONARD : (à Sheldon). Le chef vient vers nous, alors tu restes bien poli.

SHELDON : Oh...

GABLEHAUSER : Bonsoir. Eric Gablehauser.

HOWARD : Howard Wolowitz.

GABLEHAUSER : Enchanté de vous connaître Howard. (Il serre la main d'Howard et se tourne vers Sheldon). Et vous, vous êtes ?

SHELDON : (en serrant la main de son patron). Je suis un scientifique digne de ce nom. (A Leonard). C'était comment ?

(Quelques instants plus tard, Sheldon et Leonard rentrent chez eux. Sheldon porte ses affaires de bureau dans un carton).

SHELDON : J'arrive pas à croire qu'il m'ait viré.

LEONARD : Ben, tu lui as quand même dit qu'il n'était qu'un prof de lycée dont la dernière expérience consistait à mettre le feu à ses pets.

SHELDON : Pour ma défense, j'ai commencé ma phrase en disant, "avec tout mon respect".


THE BIG BANG THEORY


(Leonard se lève, et trouve Sheldon en train de cuisiner des oeufs).

LEONARD : Bonjour !

SHELDON : Bonjour !

LEONARD : Tiens, tu te fais des oeufs pour ton petit-dèj' ?

SHELDON : C'est pas le petit-dèj', c'est une expérience.

LEONARD : Ah oui ? En tout cas, on dirait un petit-déjeuner.

SHELDON : J'ai enfin le temps de me consacrer à mes recherches ! Je veux prouver qu'en séparant les molécules d'eau des protéines d'oeuf, le goût de l'omelette change du tout au tout.

LEONARD : J'en ai l'eau à la bouche. Vivement que tu t'attaques au bacon.

SHELDON : C'est ce que je vais faire.

LEONARD : Tu sais, je suis persuadé que si tu présentais tes excuses à Gablehauser, il te reprendrait !

SHELDON : J'en n'ai pas du tout envie ! J'ai passé les trois dernières années à contempler un tableau rempli d'équations. Avant ça j'ai passé quatre années sur ma thèse, avant ma thèse j'étais à la fac, et avant la fac, j'étais en CM2. C'est mon premier jour de repos en 10 ans et j'ai bien l'intention de le savourer.

LEONARD : Bien. Bon ben, je te laisse préparer tes oeufs.

SHELDON : Ce ne sont pas mes oeufs, mais ceux de l'humanité.

LEONARD : (en s'inclinant). Et nous t'en sommes reconnaissant. (Il sort).

(Sheldon met ses oeufs dans une assiette, prend un cahier de notes, un crayon, et s'asseoit. Il prend une photo de son assiette.)

SHELDON : Aaaah. (Il goûte son omelette, fait une moue de dégoût, et note). "Utiliser des oeufs frais".

(Il se lève, tandis que quelqu'un frappe. Penny ouvre et passe la tête par la porte).

PENNY : Salut ! Je vais au supermarché, tu veux quelque chose ?

SHELDON : Ah tiens c'est drôle. Les gens qui ne connaissent pas la loi des grands nombres appelle ce genre d'évènements une pure coincidence.

PENNY : J'ai pas tout saisi.

SHELDON : Je voudrais des oeufs. Quatre douzaines devraient suffire.

PENNY : Quatre douzaines ?

SHELDON : Oui, il m'en faut des bruns, des blancs, des gros, des très gros, fermiers et en nombre égal.

PENNY : Tu peux répéter ?

SHELDON : Tu ne vas jamais t'en souvenir. (Il pose son assiette et sort). Je ferais mieux de t'accompagner.

PENNY : Génial.

(Elle ferme et suit Sheldon).

*********


(En voiture).

PENNY : Tu travailles pas aujourd'hui ?

SHELDON : Non. J'ai pris un congé sabbatique, parce que je refuse de m'incliner devant un esprit médiocre.

PENNY : Tu t'es fait saqué ?

SHELDON : Les physiciens théoriciens ne se font pas saquer. Enfin, en théorie.

PENNY : C'est peut-être pas plus mal ! Je me suis toujours dis, quand une porte se vérouille une autre s'ouvre.

SHELDON : Non, c'est pas vrai. Sauf si les deux portes sont reliées et qu'elles sont munies de détecteurs de mouvement.

PENNY : Nan c'est pas ce que-

SHELDON : Ou que la fermeture de l'une des portes change la pression d'air, ce qui ouvrirait l'autre porte.

PENNY : Laisse tomber.

SHELDON : (en regardant la route). Oh, ralentis. S'il te plaît, tu roules trop vite !

PENNY : Mais nan ça va !

SHELDON : Tu ne respectes pas les distances de sécurité entre les voitures !

PENNY : Roh, si je les respecte.

SHELDON : Non, non, c'est simple à calculer ! Cette voiture a un poids total de 1820 kg, on ajoute mes 70 kg et tes 60-

PENNY : 60 ?!

SHELDON : Oups ! On dirait que t'es vexée. Ton amour-propre est relié à ta masse corporelle c'est ça ?

PENNY : En quelque sorte.

SHELDON : Intéressant. Enfin bon. En totalité on atteint un poids d'environ 1945 kg.

PENNY : 1940 !

SHELDON : Si tu veux. Donc on roule à une vitesse de (regarde le compteur) oh là là, 80 km/h.... En supposant que tes freins sont neufs et bien équilibrés, le temps que la voiture s'immobilise totalement, on s'arrêtera exactement au même endroit que la berline devant nous. Une impossibilité que la nature résoudra par la mort, ou par la mutilation. (Regarde par la fenêtre). Oh, j'avais jamais remarqué ce minigolf ! (Penny n'en revient pas. Ils arrivent finalement au magasin. Penny choisit ses produits tandis que Sheldon tient le caddie). C'est génial ! Regarde-moi. Je me fond parmis les gens qui ont une vie ordinaire, fade, banale, monotone et délicieusement routinière.

PENNY : Je te remercie.

SHELDON : Non, merci à toi. (A une cliente). Merci à vous, femme ordinaire. (Penny prend des tomates). Tiens ! Tu veux que je te dise un truc sur les tomates ?

PENNY : Euh, non non non, ça va aller. Dis donc, on n'était pas venu ici pour acheter des oeufs ?

SHELDON : Ah si. Mais toute personne connaissant un peu le développement des bactéries, sait qu'il ne faut prendre les produits réfrigérés qu'au moment de partir.

PENNY : (reprend le caddie). Oh, j'ai bientôt fini, tu devrais aller les prendre.

SHELDON : (suit Penny). Je t'assure, c'est très amusant.

PENNY : Ah ? Quoi donc ?

SHELDON : A propos de la tomate. Tu vas être contente d'apprendre ce truc sur elle. On les met dans la catégorie des légumes, alors qu'en théorie c'est un fruit.

PENNY : Intéressant.

SHELDON : Oui, hein ?

PENNY : Nan, je m'étonne que tu trouves ça amusant.

(Elle regarde les compléments alimentaires et prend plusieurs boîtes).

SHELDON : Oh bon sang.

PENNY : Qu'est-ce qu'il y a encore ?

SHELDON : Les compléments alimentaires ont certaines vertues, mais il faut savoir que le corps humain n'assimile que ce dont il a besoin. Ce que tu prends là sont des oligo-éléments très chers pour t'aider à uriner.

PENNY : Qui te dit que ce n'est pas l'effet que je cherche à obtenir ?

SHELDON : Dans ce cas il te faut du manganèse.

(Il cherche dans le rayon. Penny soupire).

********


(Penny et Sheldon rentrent des courses, des sac dans les bras).

SHELDON : Je me suis bien amusé. Demain, on pourrait peut-être se faire un de ces grands magasins d'usine ?

PENNY : Oh, j'en sais rien Sheldon, on s'est tellement poilé aujourd'hui qu'il va me falloir du temps pour m'en remettre. (Elle s'apprête à ouvrir son appart').

SHELDON : Tu es sûre ? Tu y gagnerais à faire tes emplettes par lots. Tiens par exemple ! J'ai remarqué que tu ne prenais qu'une seule boîte de tampons tout les mois bizarrement.

PENNY : (se retourne). Quoi ?!

SHELDON : C'est vrai. Quand tu y réfléchis, c'est un produit non périssable dont tu auras besoin les trente prochaines années, de toutes façons.

PENNY : Tu veux me faire acheter des tampons pour les trente prochaines années ?

SHELDON : 30 ou 35 ! A quel âge ta mère a eu sa ménopause ?

PENNY : (ouvre). Ca suffit. (Elle prend les sacs des bras de Sheldon). Je refuse d'avoir cette discussion avec toi.

SHELDON : Oh ne sois pas gênée, c'est une chose naturelle chez les femmes. Et d'un point de vue statistique, ça te ferait des économies. C'est simple, en supposant que tu utilises 15 tampons par cycle de 28 jours - tes cycles sont réguliers au fait ? (Penny ferme la porte au nez de Sheldon). J'ai compris, pas de magasins d'usine, mais on fait toujours le minigolf ?

*********


(Sheldon verse quelque chose dans des aquariums où se trouvent des poissons rouges, tandis que Leonard rentre).

LEONARD : Salut, j'ai croisé Penny, elle avait l'air un peu énervée.

SHELDON : C'est normal, c'est sa mauvaise période du mois. Je l'ai noté sur le calendrier pour plus tard.

LEONARD : (pose son courrier et remarque les aquariums). C'est quoi ces poissons ?

SHELDON : Je fais une nouvelle expérience.

LEONARD : T'as laissé tomber celle avec les oeufs ?

SHELDON : Ca menait à rien ! Les oeufs brouillés ne peuvent pas être meilleurs qu'ils ne le sont déjà.

LEONARD : Et alors ? Ces poissons ?

SHELDON : J'ai lu un article sur des scientifiques japonais qui ont mêlé de l'A.D.N de méduse luminescente à celui d'autres animaux, et j'ai eu un déclic. Je vais faire des poissons-veilleuses.

LEONARD : Aaaah. Des poissons-veilleuses, tu dis ?

SHELDON : Cette idée vaut de l'or ! (En mettant son doigt devant sa bouche). Shhhhhhh !

LEONARD : Je dirais rien. Sheldon. Tu es sûr que tu ne veux pas t'excuser auprès de Gablehauser, pour qu'il te reprenne ?

SHELDON : Oh non non non ! J'ai tant de choses à faire
!


LEONARD : Comme des poissons-veilleuses ?

SHELDON : (son doigt devant sa bouche). Shhhhhhh !!!

LEONARD : Oh ! J'ai rien dis.

SHELDON : Et crois-moi ce n'est que le commencement ! J'ai aussi pensé à une vente par correspondance de produits hygiéniques féminins ! Oh ! Pourquoi pas des tampons phosphorescents ? Leonard, on va bientôt être très riche.

*********


(Leonard rentre chez lui en compagnie de la mère de Sheldon).

LEONARD : Merci d'être venue aussi vite.

MARY : Vous avez bien fait d'appeler.

LEONARD : Je savais plus quoi faire. On dirait qu'il a perdu la tête. Il a une nouvelle lubie tout les jours ! (Ils entrent dans l'appartement. Sheldon est en train de s'affairer sur un métier à tisser, portant un poncho qu'il a lui même fabriqué). Et cette dernière lubie est particulièrement inquiétante.

SHELDON : (se retourne). Maman ?!

MARY : (prend Sheldon dans ses bras). Chéri, viens dans mes bras !

SHELDON : (tout bas à Leonard). Pourquoi t'as appelé ma mère ?

MARY : (elle le lâche). Dis donc, en voilà un joli métier à tisser !

SHELDON : Merci.

MARY : Chéri, pourquoi tu t'en ais pris un ?

SHELDON : Je travaillais sur les poissons luminescents et de fil en aiguille, j'en suis venu... au tissage. Maman, je peux savoir ce que tu viens faire ici ?

MARY : Leonard m'a appelée.

SHELDON : Je le sais ça (se tourne vers Leonard), mais pourquoi ?

LEONARD : Parce que l'un des grands cerveaux du XXIème siècle élève des poissons luminescents, et passe ses journées à faire d'horribles châles.

SHELDON : (se lève). Ceci n'est pas un châle. C'est un poncho, ce n'est pas du tout pareil car le poncho est fermé sur le côté, pas le châle et, ce n'était pas une raison pour appeler ma mère !

LEONARD : Ah oui vraiment ? A quand remonte la dernière fois que tu as mis le nez dehors ?

SHELDON : Au jour où j'ai fais des courses avec Penny.

LEONARD : C'était il y a plus de 20 jours !

SHELDON : Alors tu devrais te préparer, parce que d'ici une semaine, elle va être d'une humeur massacrante !

MARY : Tu ne vas pas reprocher à ton ami de s'inquiéter pour toi ?

SHELDON : Je ne suis plus un enfant ! Je suis un adulte maintenant, et je mène ma vie comme bon me semble ! La dernière chose dont j'ai besoin, c'est qu'on moucharde auprès de ma mère !

(Il part dans sa chambre).

LEONARD : Où est-ce que tu vas ?

SHELDON : Dans ma chambre ! Et je veux voir personne ! (Claque la porte).

MARY : Il a hérité du tempérament de son père.

LEONARD : Ah.

MARY : Mais il a mes yeux.

LEONARD : Je vois.

MARY : Et tout ces trucs avec la science, ça lui vient du Ciel.

*********


(Raj, Penny, Howard sont venus rendre visite à Leonard, tandis que Mary Cooper s'affaire en cuisine. Sheldon est toujours enfermé dans sa chambre).

LEONARD : Sheldon, le dîner est servi !

SHELDON : J'ai pas faim !

MARY : Oh... Laissez tomber Leonard, il est têtu ! Il pourrait y rester jusqu'à la fin des temps.

PENNY : Ce serait une si mauvaise chose ?

MARY : Vous savez, j'adore mon fils, mais il est comme ça depuis le jour où il est tombé du caddie au supermarché.

HOWARD : (à Mary). Vous allez me trouver très entreprenant, mais maintenant je vois de qui Sheldon tient... ce regard de braise.

MARY : Ca ne prend pas mais, poursuivez vos efforts. (A Raj). J'ai fais du poulet rôti. J'espère que dans votre pays ce n'est pas un de ces animaux qu'on considère comme sacré ? (Raj fait signe que non). D'ailleurs, un de nos paroissiens est originaire d'Inde. Le docteur Patel, oh c'est une très belle histoire ! Dieu lui est apparu un beau jour. Il lui a dit de faire une réduction de 25 % sur les opérations des yeux qu'il pratiquait.

LEONARD : C'est une très jolie histoire mais, on va faire quelque chose pour Sheldon ?

MARY : Oh bien sûr ! Mais il faut se montrer patient avec lui. Son père, Dieu ait son âme, disait toujours, "Mary, il faut prendre ton temps avec Sheldon".

LEONARD : C'était un homme très avisé.

MARY : Oh non, pas tant que ça... Un jour il s'est battu avec un lynx pour un bout de réglisse. Bon ! Chacun prend une petite assiette et une des belles serviettes que Sheldon a tissé.

PENNY : Ca lui est déjà arrivé de péter les plombs comme ça ?

MARY : Oh mais tout le temps ! Je me souviens l'été de ses treize ans. Il avait construit un petit réacteur nucléaire dans la remise. (Ils s'installent pour manger). Et il a dit qu'il allait approvisionner toute la ville en électricité gratuite, seulement il y avait un soucis de taille, c'est qu'il n'avait pas de matériaux fissiles.

HOWARD : Ah ouais...

MARY : Il a voulu les commander sur internet, et un homme envoyé par le gouvernement, est venu à la maison, et il lui a très gentiment expliqué qu'il n'avait pas le droit d'avoir du concentré d'uranium dans la remise.

PENNY : Que s'est-il passé ?

MARY : Sheldon s'est énervé. Et il s'est enfermé dans sa chambre pour faire, un rayon de mort sonique.

LEONARD : Un rayon de mort ?

MARY : C'est comme ça qu'il appelait ce truc. Ca n'a même pas assomé les petits voisins. Mais ça énervait beaucoup le chien. (Regarde Penny et Leonard). Je trouve que vous formez un très joli couple.

(Penny et Leonard rient).

LEONARD : Non non non, on n'est, on n'est pas ensemble hein ? On est célibataire comme euh ces tranches... de fromage qu'on emballe individuellement... On est copain.

MARY : (se penche vers Howard). J'ai touché un point sensible ?

HOWARD : Oh que oui.

MARY : (rit). D'accord ! Et si nous mangions maintenant ? (Ils entament leur assiette mais s'arrête alors que Mary entame une prière). Oh Seigneur, nous te remercions pour ce repas, et pour tout ce que tu nous as donné. Fais en sorte que Sheldon retrouve la raison. (Elle se tourne vers Howard et Raj). Et ensuite après une minute de méditation, je finirai ces grâces par un Notre Père, d'accord ? Mais vous deux, ne vous sentez surtout pas obligés de participer ! A moins que vous ne vous sentiez touchés par l'Esprit Saint ! (Elle prend la main d'Howard, qui prend la main de Raj).

(Ils finissent leur repas).

PENNY : Oh Mary, c'est le meilleur crumble que j'ai jamais mangé !

MARY : C'est le dessert préféré de Sheldon. Devinez quel est mon ingrédient secret ?

PENNY : L'amour ?

MARY : Le saindoux.

(Sheldon sort discrètement de sa chambre).

HOWARD : Oh ! Regardez qui arrive-

MARY : Chut ! Vous allez le faire fuir ! (Sheldon se dirige vers la cuisine). C'est comme un faon, il faut le laisser venir vers nous. (Sheldon se sert du crumble, puis se retourne car il se sent observé. Mary, Raj, et Howard baissent immédiatement la tête).

LEONARD : (se lève). Ca frise le ridicule ! Ca suffit Sheldon, tu es physicien ! Tu devrais faire des recherches au lieu de te cloîtrer dans ta chambre ! Il faut que tu te reprennes !

(Sheldon part en courant dans sa chambre).

MARY : (à Leonard). Vous n'êtes jamais allé à la chasse ?

********


(Sheldon est occupé à reconstituer de l'A.D.N grâce à une maquette. Sa mère frappe, entre, et va s'asseoir sur le lit).

MARY : Bonjour mon petit biscuit !

SHELDON : Bonjour.

MARY : Oooooh, ça a l'air très complexe, qu'est-ce que c'est ?

SHELDON : Je m'imagine à quoi ressemblerait l'A.D.N d'une forme de vie à base de silicone.

MARY : Mais intelligemment conçu par le Créateur. Pas vrai ?

SHELDON : Qu'est-ce que tu veux maman ?

MARY : (va ouvrir le placard de Sheldon). Tu te rappelles ce que ton père disait ? "Quand on ne peut pas attendre que le poisson morde, il faut jeter un bâton de dynamite dans l'eau" ?

SHELDON : Oui...

MARY : Et bien j'en ai assez d'attendre le poisson. (Elle pose des vêtement sur le lit). Tu mettras ça.

SHELDON : Pourquoi ?

MARY : Parce que tu vas aller présenter tes excuses à ton patron, et récupérer ton emploi !

SHELDON : Non.

MARY : Il ne me semble pas avoir prononcé les mots, "si votre majesté le veut bien" !

SHELDON : Je n'ai pas à m'excuser auprès de lui, je n'ai rien dit d'infondé.

MARY : Ecoute-moi bien ! Je n'ai pas cessé de te le répéter depuis tes quatre ans, tu sais que tu es beaucoup plus intelligent que les autres, mais ne leur fait jamais remarquer !

SHELDON : Mais pourquoi ?

MARY : Parce qu'ils détestent ça ! Tu te rappelles les raclées que tu te prenais par les petits voisins ? Maintenant, on s'active. Tu te laves, tu enfiles tes affaires, et on est partie. (Elle sort).

SHELDON : (s'exécute à contrecoeur). Ils m'auraient pas mis la raclée, si ce fichu rayon de mort avait fonctionné !

(Mary rejoint Leonard dans la cuisine).

MARY : Problème résolu.

LEONARD : Vraiment ? Euh je suis très impressionné !

MARY : Dieu ne nous donne jamais plus que ce qu'on peut supporter. Dans sa grande bonté, il m'a permis d'avoir deux autres enfants bêtes comme leurs pieds.

(Leonard rit.)

(Quelques instants plus tard, Mary frappe à la porte du Professeur Gaublehauser).

MARY : Excusez-moi professeur, vous avez une minute ?

GABLEHAUSER : C'est-à-dire que je euh-

MARY : Sheldon ! Il faisait du gribouillage. Allez viens.

(Sheldon entre).

SHELDON : Professeur Gablehauser.

GABLEHAUSER : Professeur Cooper.

(Sheldon ne dit rien).

MARY : Bon, on ne va pas y passer la journée.

SHELDON : Comme vous le savez, il y a quelques semaines à notre première rencontre, nous sommes partis du mauvais pied, car je vous ai dis que vous étiez un idiot. Et je tenais à vous dire que j'ai eu tort. De vous le faire remarquer.

GABLEHAUSER : (à Mary). Pardon, nous n'avons pas été présentés, professeur Eric Gablehauser.

MARY : (lui serre la main). Mary Cooper. Je suis sa maman.

GABLEHAUSER : J'ai beaucoup de mal à croire que vous êtes sa mère. Vous avez dû le faire très jeune.

MARY : Oh ! Vous me flattez !  Son père est mort.

GABLEHAUSER : Récemment ?

MARY : Assez longtemps.

GABLEHAUSER : (lui montre une chaise). Je vous en prie. (Elle s'asseoit). Sheldon, vous n'allez pas travailler ?

(Mary regarde Sheldon d'un air de lui demander de s'en aller).

SHELDON : Je vous laisse... (Il sort, ferme la porte et retrouve Leonard dans le couloir).

LEONARD : Alors ça a été ?

SHELDON : Il m'a réembauché.

LEONARD : Ah oui ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

SHELDON : Je sais pas trop. Je crois que ça fait partie de ces choses de la vie qui m'ont toujours échappé.

LEONARD : Ca réduit le champ des possibilités.

(Le soir venu, Mary borde Sheldon dans son lit).

MARY : Je suis vraiment fière de toi mon grand, tu as été très courageux aujourd'hui.

SHELDON : Merci maman. (Elle l'embrasse sur la joue et s'apprête à sortir). Maman ?

MARY : Hm-mm ?

SHELDON : Eric Gablehauser va devenir mon nouveau papa ?

MARY : On verra. Dors bien.

(Elle éteint la lumière et s'en va. Sheldon se met sur le côté, et on voit alors qu'un poisson luminescent lui sert de veilleuse).

Fin de l'épisode.

Scene: Sheldon and Leonard’s apartment.

Sheldon: I’ve been thinking about time travel again.

Leonard: Why, did you hit a roadblock with invisibility?

Sheldon: Put it on the back burner. Anyway, it occurs to me, if I ever did perfect a time machine, I’d just go into the past and give it to myself, thus eliminating the need for me to invent it in the first place.

Leonard: Interesting.

Sheldon: Yeah, it really takes the pressure off.

Leonard: Sounds like a breakthrough, should I call the science magazines and tell them to hold the front cover? (Exiting the apartment.)

Sheldon: It’s time travel, Leonard, I will have already done that.

Leonard: Then I guess congratulations are in order.

Sheldon: No, congratulations will have been in order. You know, I’m not going to enjoy this party.

Leonard: I know, I’m familiar with you.

Sheldon: At the last department party, Dr Finkleday cornered me and talked about spelunking for 45 minutes.

Leonard: Yes, I was there.

Sheldon: You know what’s interesting about caves, Leonard?

Leonard: What?

Sheldon: Nothing.

Leonard: Well then we’ll avoid Finkleday, we’ll meet the new department head, congratulate him, shake his hand and go.

Sheldon: How’s this? Pleased to meet you, Dr Gablehouser. How fortunate for you that the University has chosen to hire you, despite the fact that you’ve done no original research in 25 years, and instead have written a series of popular books that reduce the great concepts of science to a series of anecdotes, each one dumbed down to accommodate the duration of an average bowel movement. Mahalo.

Leonard: Mahalo’s a nice touch.

Sheldon: Do you know there are only eight consonants in the Hawaiian language.

Leonard: Interesting, you should lead with that.

Scene: The department party. Sheldon, Raj and Leonard are at the buffet table.

Raj: Oh, God, Look at this buffet. I love America.

Leonard: You don’t have buffets in India?

Raj: Of course, but it’s all Indian food. You can’t find a bagel in Mumbai to save your life. Schmear me.

Sheldon: Well here’s an interesting turn of events.

Leonard: What. (Sees Howard entering with a statuesque blonde) Howard brought a date?

Sheldon: A more plausible explanation is that his work in robotics has made an amazing leap forward.

Howard: Hey, what up, science bitches? May I introduce my special lady friend, Summer. (Puts arm around her.)

Summer: I already told you, touching’s extra.

Howard: Right. Sorry.

Leonard (to Sheldon): Here comes our new boss, be polite.

Gablehouser: Hi fellas, Eric Gablehouser.

Howard: Howard Wolowitz.

Gablehouser: Howard, nice to meet you, and you are?

Sheldon: An actual real scientist. (To Leonard) How was that?

Scene: The stairwell of the apartment building. Sheldon is carrying a box of his things.

Sheldon: I can’t believe he fired me.

Leonard: Well, you did call him a glorified high-school science teacher whose last successful experiment was lighting his own farts.

Sheldon: In my defence, I prefaced that by saying “with all due respect.”

Credit sequence.

Scene: The apartment, Sheldon is in the kitchen cooking, Leonard enters.

Leonard: Morning

Sheldon: Morning.

Leonard: You’re making eggs for breakfast?

Sheldon: This isn’t breakfast, it’s an experiment.

Leonard: Huh? Cos it looks a lot like breakfast.

Sheldon: I finally have the time to test my hypothesis, about the separation of the water molecules from the egg proteins, and its impact vis-a-vis taste.

Leonard: Sounds yummy. I look forward to your work with bacon.

Sheldon: As do I.

Leonard: You know, I’m sure if you just apologised to Gablehauser he would give you your job back.

Sheldon: I don’t want my job back. I’ve spent the last three and a half years staring at greaseboards full of equations. Before that I spent four years working on my thesis. Before that I was in college, and before that, I was in the fifth grade. This is my first day off in decades, and I’m going to savour it.

Leonard: Okay. I’ll let you get back to fixing your eggs.

Sheldon: I’m not just fixing my eggs, I’m fixing everyone’s eggs.

Leonard: And we all thank you.

(Sheldon takes his eggs and sits down. Takes a photograph of them. Writes in his notebook, then takes a forkful. Writes in notebook again.)

Sheldon: Use new eggs. (There is a knock on the door).

Penny (popping her head round): Hi, hey. I’m running out to the market, do you guys need anything?

Sheldon: Oh, well this would be one of those circumstances that people unfamiliar with the law of large numbers would call a coincidence.

Penny: I’m sorry?

Sheldon: I need eggs. Four dozen should suffice.

Penny: Four dozen?

Sheldon: Yes, and evenly distributed amongst brown, white, free range, large, extra-large and jumbo.

Penny: Okay, one more time?

Sheldon: Never mind, you won’t get it right, I’d better come with you.

Penny: Oh, yay!

Scene: Penny’s car

Penny: How come you didn’t go into work today.

Sheldon: I’m taking a sabbatical, because I won’t kow-tow to mediocre minds.

Penny: So you got canned, huh?

Sheldon: Theoretical physicists do not get canned. But yeah.

Penny: Well, maybe it’s all for the best, you know I always say, when one door closes, another one opens.

Sheldon: No it doesn’t. Not unless the two doors are connected by relays, or there are motion sensors involved.

Penny: No, no, I meant…

Sheldon: Or the first door closing causes a change of air pressure that acts upon the second door.

Penny: Never mind.

Sheldon: Slow down. Slow down, please slow down.

Penny: We’re fine.

Sheldon: Look, you’re not leaving yourself enough space between cars.

Penny: Oh, sure I am.

Sheldon: No, no. Let me do the math for you, this car weighs let’s say 4,000lb, now add say 140 for me, 120 for you.

Penny: 120?

Sheldon: Oh, I’m sorry, did I insult you? Is your body mass somehow tied into your self worth?

Penny: Well, yeah.

Sheldon: Interesting. Anyway, that gives us a total weight of, let’s say, 4,400lb.

Penny: Let’s say 4,390.

Sheldon: Fine. We’re travelling forward at, good Lord, 51 miles an hour. Now let’s assume that your brakes are new and the callipers are aligned, still, by the time we come to a stop, we’ll be occupying the same space as that Buick in front of us, an impossibility that nature will quickly resolve into death, mutilation and… oh look, they built a new put-put course.

Scene: The supermarket.

Sheldon: This is great. Look at me, out in the real world of ordinary people, just living their ordinary, colourless, workaday lives.

Penny: Thank you.

Sheldon: No, thank you. And thank you, ordinary person. Hey, you want to hear an interesting thing about tomatoes.

Penny: Uh, no, no not really. Listen, didn’t you say you needed some eggs.

Sheldon: Uh, yes, but anyone who knows anything about the dynamics of bacterial growth knows to pick up their refrigerated foods on the way out of the supermarket.

Penny: Oh, okay, well maybe you should start heading on out then.

Sheldon: No, this is fun. Oh, the thing about tomatoes, and I think you’ll really enjoy this, is, they’re shelved with the vegetables, but they’re technically a fruit.

Penny: Interesting.

Sheldon: Isn’t it?

Penny: No, I mean what you find enjoyable.

Sheldon (as Penny selects vitamin supplements): Oh boy.

Penny: What now?

Sheldon: Well, there’s some value to taking a multivitamin, but the human body can only absorb so much, what you’re buying here are the ingredients for very expensive urine.

Penny: Well, maybe that’s what I was going for.

Sheldon: Well then you’ll want some manganese.

Scene: On the stairwell of the apartment building.

Sheldon: That was fun. Maybe tomorrow we can go to one of those big warehouse stores.

Penny: Oh, I don’t know Sheldon, it’s going to take me a while to recover from all the fun I had today.

Sheldon: Are you sure. There are a lot of advantages to buying in bulk. For example, I noticed that you purchase your tampons one month’s supply at a time.

Penny: What?

Sheldon: Well think about it, it’s a product that doesn’t spoil, and you’re going to be needing them for at least the next thirty years.

Penny: You want me to buy thirty years worth of tampons?

Sheldon: Well, thirty, thirty five, hey, when did your mother go into menopause?

Penny: Okay, I’m not talking about this with you.

Sheldon: Oh, Penny, this is a natural human process, and we’re talking about statistically significant savings. Now, if you assume 15 tampons per cycle and a 28 day cycle, are you fairly regular? (Penny shuts door in his face.) Okay, no warehouse store, but we’re still on for put-put golf, right?

Scene: The apartment, Sheldon has several bowls containing goldfish.

Leonard (entering): Hey, I just ran into Penny, she seemed upset about something.

Sheldon: I think it’s her time of the month. I marked the calendar for future reference.

Leonard: What’s with the fish?

Sheldon: It’s an experiment.

Leonard: What happened to your scrambled egg research?

Sheldon: Oh, that was a dead end. Scrambled eggs are as good as they’re ever going to be.

Leonard: So… fish.

Sheldon: I read an article about Japanese scientists, who inserted DNA from luminous jellyfish into other animals, and I thought hey, fish nightlights.

Leonard: Fish nightlights.

Sheldon: It’s a billion dollar idea. Shhhhh!

Leonard: Mum’s the word. Sheldon, are you sure you don’t want to just apologise to Gablehauser and get your job back.

Sheldon: Oh, no, no, no. No, I’ve too much to do.

Leonard: Like luminous fish.

Sheldon: Shhhhh!

Leonard: Right… I didn’t….

Sheldon: That’s just the beginning. I also have an idea for a bulk mail-order feminine hygiene company. Oh, glow in the dark tampons! Leonard, we’re going to be rich.

Scene: The stairwell of the apartment building.

Leonard: Thank you for coming on such short notice.

Mrs Cooper: You did the right thing calling.

Leonard: I didn’t know what else to do, he’s lost all focus, every day he’s got a new obsession. (They enter the apartment. Sheldon is weaving on a loom. He is wrapped in a poncho.) This is a particularly disturbing one.

Sheldon (looking round): Mommy.

Mrs Cooper: Hi baby.

Sheldon (mouths): You called my mother?

Mrs Cooper: Oh, you got yourself a loom, how nice.

Sheldon: Thank you.

Mrs Cooper: Honey, why did you get a loom?

Sheldon: I was working with luminous fish, and I thought, hey, loom! Mom, what are you doing here?

Mrs Cooper: Leonard called me.

Sheldon: I know, but why?

Leonard: Because one of the great minds of the twenty-first century is raising glow-in-the-dark fish and weaving sarapes.

Sheldon: This is not a sarape. This is a poncho. A sarape is open at the sides, a poncho is closed, this is a poncho, and neither is a reason to call someone’s mother.

Leonard: Really, when was the last time you left the house.

Sheldon: I went to the market with Penny.

Leonard: That was three weeks ago.

Sheldon: Well then buckle up, in the next four to eight days she’s going to get very crabby.

Mrs Cooper: Sweetheart, your little friend is concerned about you.

Sheldon: Yes, well I’m not a child, I’m a grown man capable of living my life as I see fit. And I certainly don’t need someone telling on me to my mother.

Leonard: Where are you going?

Sheldon: To my room, and no-one’s allowed in.

Mrs Cooper: He gets his temper from his daddy.

Leonard: Oh.

Mrs Cooper: He’s got my eyes.

Leonard: I see.

Mrs Cooper: All that science stuff, that comes from Jesus.

Scene: Everyone but Sheldon is in the kitchen of the apartment.

Leonard: Sheldon? Your mum made dinner.

Sheldon (off): I’m not hungry.

Mrs Cooper: Oh, Leonard, don’t trouble yourself, he’s stubborn. He may stay in there ‘til the Rapture.

Penny: Are we so sure that’s a bad thing?

Mrs Cooper: I’ll tell ya, I love the boy to death, but he has been difficult since he fell out of me at the K-Mart.

Howard: Excuse me for being so bold, but I now see where Sheldon gets his smouldering good looks.

Mrs Cooper: Oh, honey that ain’t going to work, but you keep trying. (To Raj) I made chicken, I hope that isn’t one of the animals that you people think is magic? You know, we have an Indian gentleman at our church, a Dr Patel, it’s a beautiful story, the lord spoke to him, and moved him to give us all 20% off on lasic, you know, those that needed it.

Leonard: That is a lovely story, um, are we going to do anything about Sheldon?

Mrs Cooper: Oh, we will, you have to take your time with Sheldon. His father, God rest his soul, used to say to me, Mary, you have to take your time with Sheldon.

Leonard: Sounds like a wise man.

Mrs Cooper: Oh, not so wise, he was trying to fight a bobcat for some licquorish. So, everybody grab a plate, and a pretty place mat that Shelly wove.

Penny: Has Shelly ever freaked out like this before.

Mrs Cooper: Oh, all the time, I remember one summer when he was thirteen, he built a small nuclear reactor in the shed and told everybody he was going to provide free electricity for the whole town, well the only problem was he had no, whatchacall, fissionable materials. Anyway, when he went on the internets to get some, a man from the government came by and sat him down real gentle and told him it’s against the law to have yellow cake uranium in a shed.

Penny: What happened?

Mrs Cooper: Well, the poor boy had a fit, locked himself in his room and built a sonic death ray.

Leonard: A death ray?

Mrs Cooper: Well, that’s what he called it, didn’t even slow down the neighbour kids. It pissed our dog off to no end. You know, you two make a cute couple.

Both Leonard and Penny laugh, a little too forced.

Leonard: No, we’re not, we’re not, not a couple, two singles, like those individually wrapped slices of cheese that…. are friends.

Mrs Cooper: Did I pluck a nerve there?

Howard: Oh yeah.

Mrs Cooper: Okay. Alright everybody, it’s time to eat. (Everybody begins to do so) Oh Lord, we thank you for this meal, all your bounty, and we pray that you help Sheldon get back on his rocker. (To Raj and Howard) Now after a moment of silent meditation I’m going to end with “In Jesus’ Name” but you two don’t feel any obligation to join in. Unless, of course, the holy spirit moves you.

Time shift

Penny: Oh my God, this is the best cobbler I’ve ever had.

Mrs Cooper: It was always Sheldon’ s favourite. You know what the secret ingredient is?

Penny: Love?

Mrs Cooper: Lard.

Sheldon emerges from the bedroom area.

Howard: Hey, look who’s come out….

Mrs Cooper: Shhh! You’ll spook him. He’s like a baby deer, you gotta let him come to you.

Sheldon crosses to the cobbler, takes some and puts it on a plate. Looks round at the group in the matter of a frightened animal. Everyone but Leonard looks down at their meal.

Leonard: This is ridiculous. Dammit, Sheldon, snap out of it. You’re a physicist, you belong at the University doing research, not hiding in your room. (Sheldon scuttles away)

Mrs Cooper: You don’t hunt, do you?

Scene: Sheldon’s bedroom. He is building a model of some kind of double helix. There is a knock on the door.

Mrs Cooper (entering): Good morning, snicker-doodle.

Sheldon: Morning.

Mrs Cooper: Oh, well that looks awful fancy, what is that?

Sheldon: It’s my idea of what DNA would look like in a silicon based life form.

Mrs Cooper: But intelligently designed by a creator, right?

Sheldon: What do you want, mom?

Mrs Cooper: You know how your daddy used to say that you can only fish for so long before you got to throw a stick of dynamite in the water?

Sheldon: Yeah.

Mrs Cooper: Well, I’m done fishing. (Throwing a pair of trousers on the bed) You put those on.

Sheldon: What for?

Mrs Cooper: Because you’re going to go down to your office, you’re going to apologise to your boss, and get your job back.

Sheldon: No.

Mrs Cooper: I’m sorry, did I start that sentence with the words “if it please your highness?”

Sheldon: I’m not going to apologise, I didn’t say anything that wasn’t true.

Mrs Cooper: Now you listen here, I have been telling you since you were four years old, it’s okay to be smarter than everybody but you can’t go around pointing it out.

Sheldon: Why not?

Mrs Cooper: Because people don’t like it. Remember all the ass-kickings you got from the neighbour kids? Now let’s get cracking. Shower, shirt, shoes, and let’s shove off. (Exits)

Sheldon: Wouldn’t have been any ass-kickings if that stupid death ray had worked.

Scene: The kitchen

Mrs Cooper: Problem solved.

Leonard: Really? That’s impressive.

Mrs Cooper: Leonard, the Lord never gives us more than we can handle. Thankfully he blessed me with two other children who are dumb as soup.

Scene: Dr Gablehouser’s office

Mrs Cooper: Excuse me, Dr Gablehouser, are you busy?

Gablehouser: Well, actually….

Mrs Cooper: Sheldon, he’s just doodling, get in here.

Sheldon: Dr Gablehouser.

Gablehouser: Dr Cooper.

Mrs Cooper: Let’s go, baby, we’re losing daylight.

Sheldon: Um, as you know, several weeks ago in our first encounter we may have gotten off on the wrong foot, when I called you an idiot. And I just wanted to say that I was wrong. To point it out.

Gablehouser (to Mrs Cooper): I’m sorry, we haven’t been introduced. Dr Eric Gablehouser.

Mrs Cooper: Mary Cooper, Sheldon’s mom.

Gablehouser: Now that’s impossible, you must have had him when you were a teenager.

Mrs Cooper: Oh, aren’t you sweet, his father’s dead.

Gablehouser: Recently?

Mrs Cooper: Long enough.

Gablehouser (indicating chair): Please. Sheldon, shouldn’t you be working?

Sheldon (leaving): Okay.

Leonard: Hey, how did it go?

Sheldon: I got my job back.

Leonard: Really? What happened?

Sheldon: I’m not quite sure. It involves a part of the human experience that has always eluded me.

Leonard: That narrows it down.

Scene: Sheldon’s bedroom. Mrs Cooper is tucking him in.

Mrs Cooper: I’m very proud of you honey, you showed a lot of courage today.

Sheldon: Thanks, mom. Mom?

Mrs Cooper: Mmm-hmm?

Sheldon: Is Dr Gablehouser going to be my new daddy?

Mrs Cooper: We’ll see. Sleep tight.

Sheldon turns over to sleep in the glow of a luminous goldfish.

Source : Big Bang Theory Transcript

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