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#102 : Des voisins encombrants

Résumé : Leonard réceptionne un colis pour Penny, dans le but de lui faire bonne impression, mais alors qu'il enrôle Sheldon pour l'aider, sa tentative de séduction court au désastre.

Popularité


4 - 8 votes

Titre VO
The Big Bran Hypothesis

Titre VF
Des voisins encombrants

Première diffusion
01.10.2007

Première diffusion en France
18.10.2008

Vidéos

Leonard et Sheldon montent le colis de Penny (VO)

Leonard et Sheldon montent le colis de Penny (VO)

  

Argument Superman (VO)

Argument Superman (VO)

  

Argument Superman (VOSTFR)

Argument Superman (VOSTFR)

  

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France (redif)
Samedi 31.08.2013 à 13:15
0.41m / 3.0% (Part)

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Etats-Unis (inédit)
Lundi 01.10.2007 à 20:30
8.58m / 3.4% (18-49)

Plus de détails

Scenario : Robert Cohen, David Goetsch, Chuck Lorre & Bill Prady
Réalisation : Mark Cendrowski

Les 4 garçons se retrouvent comme à l'accoutumée autour de la table de salon de Leonard et Sheldon afin de partager un repas thaïllandais. Alors que Sheldon ennuie tout le monde avec ses connaissances et qu'Howard s'inquiète pour son allergie aux arachides, ils sont interrompus par Penny. La belle demande à Leonard s'il accepterait de réceptionner des meubles qu'elle a commandé. Celui ci accepte immédiatement et en profite pour l'inviter à venir manger avec eux et à regarder tous les films de Superman. Il suffit que Penny pose une simple question pour qu'un débat entre Sheldon et les garçons soit lancé... Penny en profite pour esquiver l'invitation mais lorsque les garçons veulent rentrer ils se retrouvent bloqués sur le pas de la porte.

Dans le hall de l'immeuble, Leonard et Sheldon se retrouvent contraints de monter le meuble ensemble et malheureusement par les escaliers. Leonard essaie tant bien que mal de trouver une solution mais les repliques sanglantes de Sheldon l'exaspèrent toujours autant. Une fois l'immense colis déposé dans l'appartement de Penny, Sheldon est choqué par tout le désordre et ne peut s'empêcher de ranger avant de le quitter. Il est vite interrompu par l'arrivée de Penny.

Réveillé en pleine nuit, Leonard sort de sa chambre équipé d'un sabre laser. La porte de l'appartement ouverte, il suit le bruit. Obsédé par le désordre, Sheldon n'a pu trouver le sommeil et s'est donc rendu dans l'appartement de Penny afin de le ranger. S'en suit une dispute entre les 2 jeunes hommes. Malgré le ridicule de la situation, Leonard fini par lui donner un coup de main.

Au petit matin, Sheldon, tout guilleret, rejoint un Leonard fatigué pour prendre le petit déjeuner dans la cuisine. Les sarcasmes de Leonard n'empêchent en rien la satisfaction de Sheldon. Seulement Penny s'aperçoit très vite de ce qui s'est passé cette nuit et s'empresse de venir dans l'appartement des garçons. Folle de rage, Penny récupère immédiatement sa clé. Naïvement, Sheldon persiste à donner des conseils à Penny, mais la répartie de celle-ci pousse Leonard à donner un coup de main à Sheldon. Seulement cela ne sert pas à grand chose, puisque Penny part furieuse.

Leonard force donc Sheldon à aller s'excuser auprès de la jeune fille. Au début amusé, Sheldon se rend compte que Leonard ne plaisante absolument pas. Il s'execute et présente donc ses excuses à Penny. Mais il va trop loin et la belle lui claque la porte au nez.

Descendant à la laverie, Penny croise Raj dans les escaliers. Le jeune homme, toujours muet comme une carpe, tente d'écouter le monologue de Penny. Bien qu'il est simplement hocher la tête, Penny le remercie de l'avoir écouter en le prenant dans ses bras.

Pendant qu'Howard s'éclate avec un jeu, Leonard culpabilise toujours pour ce qu'il s'est passé la nuit dernière. Raj les rejoint dans leurs appartement et raconte fièrement sa conversation avec Penny. Il n'oublie evidemment pas le passage du calin, ce qui pertube quelque peu Howard. Pleins de remords, Leonard essaie de glisser une lettre d'excuses sous la porte de Penny, mais celle-ci ouvre la porte. Il a à peine le temps de lire toute la lettre que Penny l'enlace et l'excuse.

Les jeunes hommes essaient de se racheter en montant le meuble de Penny. Seulement, pendant qu'ils sont en pleine reflexion pour améliorer le meuble, Penny finit par se retrouver seule à monter le meuble elle-même.

(Sheldon, Howard, Raj et Leonard s'apprêtent à manger. Leonard distribue les repas.)

LEONARD : (à Howard). Ca c'est pour toi. Y'a pas de cacahuètes.

HOWARD : Y'a de l'huile d'arachide dedans ?

LEONARD : Je n'en suis pas sûr... Que tout le monde garde un oeil sur Howard au cas où il se mette à gonfler.

SHELDON : (à Howard). Comme y'a pas d'abeilles en cette saison, prend mon médoc anti-allergies.

RAJ : Y'a pas de baguettes ?

SHELDON : Pas besoin de baguettes, c'est thaïlandais.

LEONARD : C'est reparti.

SHELDON : En Thaïlande il n'y a des fourchettes que depuis la seconde moitié du XIXème siècle, ce qui est intéressant c'est qu'ils ne mettent pas la fourchette dans la bouche. Ils l'utilisent pour poser la nourriture dans une cuillère qu'ils mettent ensuite dans leur bouche.

LEONARD : (à Raj). Demande-lui une serviette, t'auras une autre explication. (Raj fait non de la tête. Puis on entend frapper.) J'y vais.

HOWARD : (paniqué). J'ai gonflé ? Je me sens boursouflé !

(Leonard ouvre, et trouve Penny sur le pas de la porte.)

PENNY : Bonjour.

LEONARD : Oh salut Penny !

PENNY : Je vous dérange pas ?


LEONARD : Non !


SHELDON : (en arrrière.) T'as pas gonflé Howard.


HOWARD : Mais t'as vu mes doigts ? On-on dirait des saucisses de Francfort !


PENNY : Vous avez de la compagnie.


LEONARD : Oh ne vous inquiétez pas. (Il ferme la porte.) Euh vous arrivez du boulot ? Comment ça s'est passé ?


PENNY : Ben vous savez c'est toujours pareil, les gens commandent des cheesecakes et j'apporte leur commande.


LEONARD : En gros, c'est comme si c'était un...  un système de livraison de glucides à la chaîne ?


PENNY : Oui, appelez ça comme vous voulez, mais avec un salaire minimum. Euh, dites j'aimerai savoir si vous pouviez me rendre un petit service, pas-


LEONARD : Oui !


PENNY : Oh ! Ok, parce qu'on va me livrer quelques meubles demain, c'est pas sûr que je sois là, alors- oh ! (Howard, Raj et Sheldon sortent à leur tour). Oh bonjour ! (Howard dit quelque chose en russe). Euh, pardon ?


HOWARD : On ne vous a jamais dit à quel point vous étiez belle, en russe ?


PENNY : (flattée). Non jamais.


HOWARD : Il va falloir vous y habituer.


PENNY : Ca risque d'être difficile. (A Sheldon). Salut Sheldon !


SHELDON : Salut.


PENNY : (à Raj). Salut Raj ! (Raj ne répond rien). Il refuse encore de me parler ?


SHELDON : Ne le prenez pas mal, chez lui c'est pathologique, il ne parle pas aux femmes.


HOWARD : Il ne parle pas aux très jolies femmes, ni à des déesses parfumées au cheesecake comme vous.


LEONARD : (essaie de mettre fin à cette situation embarassante). Donc, vous disiez qu'on allait vous livrer des meubles ?


PENNY : Oui, s'ils arrivent quand je suis absente demain, est-ce que vous pourriez signer la facture et les faire déposer dans mon appartement ?


LEONARD : Aucun problème !


PENNY : Génial ! Voilà mon autre clé, merci.


(Elle lui donne la clé puis s'apprête à rentrer dans son appart).


LEONARD : Penny attendez !


PENNY : Oui ?


LEONARD : Euh, si vous ne faites rien de particulier.. vous voulez venir chez nous ? On mange thaïlandais et on visionne tout les Superman.


PENNY : Ah bon ? Je comprend pas, y'en a combien de Superman ?


SHELDON : Vous vous fichez de nous ?


PENNY : Moi j'adore celui où Lois Lane tombe d'un hélicoptère et Superman se précipite pour la rattraper, lequel c'était ?


SHELDON & LEONARD & HOWARD : Le premier !


SHELDON : Vous savez que sur le plan scientifique, cette scène est tout à fait inexacte ?


PENNY : Oui je sais, les hommes ne volent pas.


SHELDON : Non, admettons qu'ils volent. Lois Lane tombe et accélère à une vitesse initiale de 30 mètres par secondes, vous me suivez ? Superman plonge pour la rattraper avec ses deux bras tendus vers elle. Maintenant Lois  tombe à une vitesse approximative de 170 kilomètres à l'heure et atterrit sur lui, elle devrait être découpée en trois morceaux égaux.


LEONARD : A moins que Superman vole à la même vitesse qu'elle et ralentisse !


SHELDON : Dans quel espace mon vieux, dans quel espace ?! Elle est à un mètre du sol ! Et franchement s'il l'aimait vraiment, il aurait dû la laisser tomber, elle serait morte sur le coup au moins !


LEONARD : Oh mais ça va pas ?! Toute ton argumentation est basée sur le seul fait, que le pouvoir de Superman est un tour de force !


SHELDON : Tu te rends compte de ce que tu dis ?! C'est un fait avéré que le vol de Superman est un tour de force ! Il a aussi la capacité de bondir d'un immeuble à l'autre, et il possède cette aptitude grâce à son exposition au Soleil !


HOWARD : Mais y'a un petit problème, comment il vole la nuit ?


SHELDON : Mais grâce à la fois aux rayons de la Lune et du Soleil, et à l'énergie emmagasinée dans les cellules kryptoniennes de sa peau.


(Penny se sent de trop).


PENNY : Je vais faire la vaisselle moi.


(Elle rentre dans son appart', tandis que la discussion continue sur le palier.)


LEONARD : J'ai 2600 bandes-dessinées, je te met au défi de trouver une seule référence, aux "cellules kryptoniennes de la peau".


SHELDON : Bon, tu me crois pas ? Eh bien, on va voir. (Il essaie d'ouvrir la porte). Ah ben, j'arrive pas à ouvrir.


RAJ : Dites donc, la belle nana, elle est partie.


THE BIG BANG THEORY


(Leonard, dans le hall de l'immeuble, reçoit le meuble de Penny, en compagnie de Sheldon.)


LEONARD : (signe le reçu). Voilà. Son appartement est au quatrième, mais l'ascenseur est en panne, alors si ça vous gêne pas trop, ce serait bien si vous-(le livreur est déjà parti)- ah ok, merci.  On a qu'à le monter nous-mêmes.


SHELDON : Alors là, tu rêves mon vieux.


LEONARD : Pourquoi ?


SHELDON : Parce qu'on n'a pas de chariots, et qu'on n'a pas de courroies, et n'oublie pas qu'on n'a pas de force dans les bras.


LEONARD : On n'a pas besoin de force, on est des physiciens ! Nous sommes les descendants intellectuels d'Archimède, donne-moi un point d'appuie et un levier, je soulève la planète c'est simple ! (Il prend un bout du meuble et le laisse glisser sur son épaule). Je vais pas y arriver là, il descend trop vite !


(Sheldon rattrape le meuble avant qu'il n'écrase Leonard).


SHELDON : Archimède serait tellement fier de toi.


(Ils regardent le meuble sans savoir quoi en faire.)


LEONARD : T'aurais pas une idée ?


SHELDON : Si, mais il nous faudrait une lanterne verte et un anneau magique.


(Quelques instants plus tard, les deux colocs posent délicatement le meuble sur les escaliers.)


LEONARD : Attention... Doucement.. (Ils lâchent le meuble). Voilà.


SHELDON : Ah oui, je vois.


LEONARD : Maintenant on a un plan incliné. La force requise pour le soulever est réduite par l'angle des escaliers d'environ 30 degrés donc ça fait la moitié.


SHELDON : Ca fait exactement la moitié.


LEONARD : (agacé). "Exactement la moitié". Bon, allez, on pousse ? (Ils saisissent le bas du meuble et poussent). Allez ! C'est un jeu d'enfant ! C'est une question de mathématiques !


SHELDON : (en regardant le coin des escaliers.) C'est quoi ta formule pour le coin ?


LEONARD : Quoi ? (Il regarde). Oh ! (En montant à l'autre bout du meuble). C'est bon pas de problème. Tu pousses et moi je le tourne.


(Sheldon monte pour voir et laisse ainsi le meuble glisser en bas des escaliers.)


SHELDON : Oh, sacrée loi de la gravité tu nous perdras. (Quelques minutes plus tard, ils font gravir au meuble les étages, péniblement). J'espère que tu réalises que nos efforts n'augmenteront en aucune manière tes chances  d'avoir le moindre rapport sexuel avec cette fille.


LEONARD : (il s'arrête). Les hommes peuvent aider les femmes sans rien attendre d'elles.


SHELDON : Oui ça c'est les mecs qui viennent de coucher avec elles.


(Ils reprennent leur ascension).


LEONARD : Si je fais tout ça, c'est pour être un bon voisin. Et ça ne peut pas diminuer mes chances de toutes façons.


(Quelques minutes plus tard, ils gravissent quelques autres marches.)


SHELDON : Pousse plus fort !


LEONARD : On y est presque ! On y est presque !  On est au premier !


(Arrivé sur le palier du premier, Leonard lâche le meuble, le laissant tomber sur Sheldon. Ils arrivent finalement dans l'appartement de Penny, et s'apprêtent à poser le meuble sur le sol.)


SHELDON : Fais gaffe à tes doigts ! Fais gaffe !


LEONARD : Oui !


(Ils lâchent, sur les doigts de Sheldon.)


SHELDON : (en tenant ses doigts). Oh bon sang mes doigts !


LEONARD : Ca va ?


SHELDON : Non ! Je souffre. (Il se retourne et voit l'appartement de Penny, très désordonné). Oh c'est pas vrai, qu'est-ce que c'est que ce foutoir ?!


LEONARD : Elle est un peu désordonnée Penny.


SHELDON : Un peu ?! Est-ce que tu plaisantes ?! Le type qui a inventé les nombres complexes avait fichu la pagaille, mais ici c'est le chaos ! Non mais regarde-moi ça ! (Il prend un plateau sur le sofa). Tu peux m'expliquer en quoi il est logique de laisser ses couteaux et ses fourchettes sur un sofa ? J'en déduis qu'il sagit d'un sofa parce que, d'après mes observations elle doit préparer un vide-grenier ! (Il pose le plateau sur le sofa).


LEONARD : Il ne t'ai jamais venu à l'esprit que tout le monde n'a pas la névrose de classer, d'organiser et d'étiqueter toutes les choses qui leur appartiennent ?


SHELDON : Ben non !


LEONARD : C'est le cas pourtant. Même si tu as du mal à le croire, sache que la plupart des gens ne classent pas leurs céréales en fonction des fibres qu'elles contiennent.


SHELDON : Excuse-moi, mais avoue que ça t'a été utile plusieurs fois.


(Leonard s'apprête à sortir).


LEONARD : Viens, faut qu'on y aille.


SHELDON : Attend.


LEONARD : Qu'est-ce que tu fais ?


SHELDON : (en rangeant). Faut bien que je range un peu.


LEONARD : Tu rigoles, c'est pas notre appart' !


SHELDON : T'appelles ça un appart' toi ? Pour moi c'est un vortex indescriptible !


LEONARD : Mais enfin, quand le travesti vivait ici, tu t'en fichais de son appartement !


SHELDON : Mais le sien, il était impeccable ! C'était un vrai bijou ! Quand il ouvrait son armoire, il y avait à gauche et à droite, les robes de soirées, de cocktails et tout ses uniformes de police !


LEONARD : Tu faisais quoi dans son armoire ?


SHELDON : Je l'ai aidé à poser un câble pour sa webcam.


(Penny entre).


PENNY : Salut !


LEONARD : Ah ! Salut Penny ! Ca vient d'arriver, on vous l'a monté, c'est fait.


PENNY : Génial ! C'était pas trop dur dans les escaliers ?


(Sheldon fait une moue qui veut tout dire).


LEONARD : Non !


SHELDON : (à Leonard). Non ?!


LEONARD : (à Sheldon). Non !


SHELDON : (à Penny). Non !


LEONARD : Bon, ben, on s'en va !


PENNY : D'accord, super, et merci encore.


(Leonard part le premier, tandis que Penny jette ses affaires sur le sofa, au grand dam de Sheldon qui ne peut plus se retenir).


SHELDON : Penny ? (Leonard réapparaît). Euh, je voulais juste vous dire que vous n'êtes pas obligée de vivre de cette façon. (Penny le regarde sans comprendre). Je peux vous aider.


PENNY : (à Leonard). De quoi est-ce qu'il parle ?


LEONARD : C'est une blague.


PENNY : J'ai rien compris.


LEONARD : Ben il sait pas les raconter.


(Il tire Sheldon par le bras pour le forcer à sortir).


*******

 

(2h16 du matin. Leonard dort quand il entend la porte d'entrée s'ouvrir.)


LEONARD : Sheldon ? (Il se lève, prend un sabre laser pour s'éclairer et part dans le salon). Sheldon ? (Il constate que l'appartement est vide quand il voit la porte d'entrée ouverte. Il éteint son sabre laser et se rend dans l'appartement de Penny, où il trouve Sheldon en train de ranger). Sheldon ?!


SHELDON : (chuchote). Shhhhhhhhh ! Penny est en train de dormir !


LEONARD : (chuchote). T'es tombé sur la tête ?! Tu crois qu'on a le droit de ranger l'appart d'une fille en pleine nuit ?!


SHELDON : Je n'avais pas le choix ! Comment je pouvais dormir en sachant que de l'autre côté de ma chambre il y a notre salon, et que juste à côté de notre salon il y a le couloir, et qu'immédiatement après ce couloir il y a... ce foutoir ?


LEONARD : Tu te rends compte que si Penny se réveille, on ne pourra pas lui expliquer rationnellement pourquoi on est là ?!


SHELDON : Je viens de te fournir une explication rationnelle !


LEONARD : Non, non. Tu m'as donné une explication ! Quant à sa rationnalité, elle sera établie par un jury de tes pairs !


SHELDON : Ne sois pas ridicule. Je n'ai pas de pairs.


LEONARD : Ca suffit, faut qu'on dégage maintenant !


(Penny bouge et se met à ronfler.)


SHELDON : Vaudrait mieux que tu parles sur un registre plus grave.


LEONARD : Quoi ?


SHELDON : L'évolution a rendu les femmes très sensibles à des ondes très aigues pendant qu'elles dorment, pour qu'elles puissent entendre pleurer leurs bébés. Si tu ne veux pas la réveiller, parle sur un registre inférieur.


LEONARD : Oh, mais c'est tellement ridicule !


(Penny ronfle de plus belle.)


SHELDON : Non. (A voix haute et grave). Ca c'est ridicule.


LEONARD : (voix haute et grave). Bien. T'as peut-être pas tort mais maintenant, on se sauve.


SHELDON : Je ne pars pas avant d'avoir terminé.


LEONARD : Oh non !


SHELDON : (voyant Leonard la tête contre le mur). Si tu as le temps de réfléchir, tu as sûrement le temps de ranger.


LEONARD : Au point où on en est. (Il aide Sheldon à ranger).


(Le lendemain. Sheldon se lève, heureux, tandis que Leonard est accoudé à la table de la cuisine.)


SHELDON : (chantonne). Bonjour, ça va ?


LEONARD : Bonjour.


SHELDON : Je dois avouer que j'ai dormi comme un ange. Pas très longtemps, mais profondément et très bien.


LEONARD : Ca m'étonne pas. Le meilleur remède contre l'insomnie, c'est d'entrer dans l'appart' de sa voisine, et de le ranger.


SHELDON : C'est un sarcasme ?


LEONARD : Tu crois ?


SHELDON : Je reconnais que ma méthode n'était pas des plus orthodoxes mais, je crois que le résultat final est une amélioration notable de sa qualité de vie.


LEONARD : Ton argument m'a convaincu, cette nuit on réitère et on shampouine son tapis ?


SHELDON : Ce serait pas aller un peu trop loin ?


LEONARD : Oh arrête ! Mais enfin, est-ce qu'il faut que je brandisse un panneau avec "sarcasme" dessus, chaque fois que j'ouvre la bouche ?


SHELDON : Tu utilises ce genre de panneaux?


LEONARD : (bouche bée). Non je n'utilise pas ce genre de panneaux.


SHELDON : Tu veux des céréales ? Je me sens si bien aujourd'hui, je vais choisir celles qui contiennent le moins de fibres. (Prend un paquet de céréales). Bonjour mes petites céréales !


(De l'autre côté, dans l'appartement de Penny, la voix de la jeune femme retentit.)


PENNY : Espèce de salauds !


LEONARD : Penny est levée.


PENNY : Espèce de sales petits enfoirés !


LEONARD : Comment elle sait que c'est nous ?


SHELDON : J'ai dû laisser un plan de réorganisation pratique pour le placard de sa chambre.


PENNY : Leonard !


LEONARD : Oh ça je le sens très mal !


SHELDON : (repose le paquet de céréales). Aurevoir mes chéries ! Bonjour le son en flocons ! (Prend un autre paquet).


(Penny entre, furieuse.)


PENNY : Vous êtes venus dans mon appartement cette nuit pendant que je dormais ?!


LEONARD : Mais c'était juste pour ranger !


SHELDON : C'était plutôt pour tout réorganiser, on a rien lavé, vous n'êtes pas sale.


PENNY : Rendez-moi ma clé.


(Leonard lui redonne sa clé.)


LEONARD : Je suis vraiment désolé.


PENNY : Vous savez que c'est honteux ce que vous m'avez fait ?!


LEONARD : Oui, on en a discuté en détail cette nuit.


PENNY : Vous étiez dans mon appartement pendant que je dormais ?!


SHELDON : Et que vous ronfliez. Vous souffrez sans doute d'une infection des sinus. Ca peut être aussi un problème respiratoire, vous devriez consulter un othorhinolaryngologiste. (Penny reste bouche bée, tandis que Leonard baisse la tête, gêné). Le médecin de la gorge.


PENNY : (s'approche de Sheldon). Et quel est le médecin qui retire les chaussures des fessiers ?


SHELDON : Ca dépend de la profondeur, ce serait soit... un proctologue, ou alors un chirurgien. (Penny ne sait que répondre, tandis que Leonard brandit une feuille avec écrit "sarcasme" dessus, en direction de Sheldon, qui finit par comprendre). Oh.


(Penny va pour partir, encore plus énervée.)


LEONARD : Non non, attendez, je comprend parfaitement que vous soyez fâchée, mais j'espère que plus tard, quand vous vous sentirez moins, ben euh, comment dire, moins blessée, on pourra reparler de tout ça ensemble !


PENNY : Je ne veux plus jamais vous voir ! (Elle s'en va).


LEONARD : Ah oui c'est une autre solution ça, oui.


SHELDON : Euh, Penny ! Penny, attendez une seconde. (Elle revient). Je voudrais juste clarifier un point. Parce qu'on va sûrement en discuter après. Est-ce que vous protestez seulement contre notre présence pendant que vous dormiez, ou est-ce que vous protestez aussi contre ma proposition de modèle d'organisation de votre domicile ? (De nouveau bouche bée, Penny s'en va pour de bon). Tu vois, elle est incapable de répondre.


LEONARD : Tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas frapper chez elle et tu vas lui présenter tes excuses ! (Sheldon rit). Mais pourquoi tu ris ?


SHELDON : Attend, c'était pas un sarcasme ?


LEONARD : Non ! (Il lui montre la porte du doigt).


SHELDON : (en se dirigeant vers la porte). Eh ben toi alors, t'es à côté de la plaque ce matin. (Il frappe chez Penny). J'ai une maîtrise et deux doctorats, et je m'abaisse à ce genre d'exercices.


(Penny ouvre, toujours aussi en colère).


PENNY : Quoi ?


SHELDON : Je suis vraiment navré de ce qu'il s'est passé cette nuit, et j'en assume la responsabilité pleine et entière. Et j'espère que vous n'aurez pas une mauvaise opinion de Leonard qui est non seulement un merveilleux garçon, mais, qui est aussi, d'après ce que je sais, un amant hors-pair. (Leonard, qui écoutait, se prend la tête dans les mains, de honte. Penny ferme la porte sans un mot. Sheldon rentre chez lui.) J'ai fais ce que j'ai pu.


*********

 

(Raj monte à l'appartement de Sheldon et Leonard avec un sac, et croise Penny dans les escaliers, qui descend à la buanderie).


PENNY : Salut Raj. (Tandis qu'elle passe devant Raj, il retient son souffle et soupire de soulagement une fois qu'elle est passée. Il reprend son chemin, mais elle l'interpelle). Ecoutez. (Il s'arrête, et elle s'approche, d'instinct, il se colle contre le mur.) Je ne sais pas si vous savez ce qu'il s'est passé hier soir avec Leonard et Sheldon, franchement je leur en veux à mort ! C'est dingue ! Ils ont osé rentrer chez moi, et ils ont fait le ménage ! Vous imaginez un truc pareil ?! -...


(Tandis qu'elle continue de parler, Raj pense à autre chose).


RAJ : (en pensée). Elle est drôlement près de moi.


PENNY : -Et ben il faisait le ménage ! Non mais attendez-


RAJ : Elle sent super bon. C'est quoi ce parfum ? Vanille ?


PENNY : -Je vais vous dire une chose ! (Elle pose son panier sur une marche). Chez moi là bas, si quelqu'un pénètre chez vous la nuit, on lui tire dessus ! Ok ? On le blesse, on lui fout la trouille. Ouais bon, c'est vrai que ma soeur a abattu son mari, mais c'était un accident, ils étaient bourrés, mais... Mais.. Qu'est-ce que je disais ? Oui-


RAJ : (toujours en pensée). Qu'est-ce qu'elle est bavarde ! Mes parents ont peut-être raison.  Vaudrait mieux que j'épouse une indienne. On partagerait la même culture, ma femme chanterait à mes enfants la même berceuse que ma mère me chantait.


PENNY : - C'est évident qu'ils ont un sacré problème, mais, pour moi aussi c'est dur en ce moment, je viens de rompre avec mon petit ami et ça me fait flipper- (Raj chante dans sa tête). Mais c'est pas parce que la plupart des mecs que j'ai connu sont des enfoirés, que je dois en conclure que Leonard et Sheldon le sont aussi. Pas vrai ?


RAJ : (en pensant). Elle m'a posé une question ! Je vais faire un signe de la tête. (Il hoche la tête).


PENNY : C'est exactement ce que je pensais ! Merci de m'avoir écoutée, vous êtes un amour !


(Elle le prend dans ses bras).


RAJ : (en pensée). Oh ! Tourne ton bassin ! (Il tourne son bassin).


(Dans l'appart, Howard s'agite sur un tapis de danse interactif, tandis que Sheldon regarde. Leonard lui, est pensif.)


HOWARD : (saute du tapis, et souffle). Prend vite un mouchoir, pour essuyer ta défaite.


LEONARD : T'as gagné, t'es content ? (Il se lève et va dans la cuisine).


HOWARD :  Ben c'est quoi son problème ?


SHELDON : Sa petite copine imaginaire vient de le plaquer.


HOWARD : Moi aussi je suis passé par là.


(Raj entre.)


RAJ : Bonjour. Désolé je suis en retard. Mais j'étais dans le couloir, je draguais Penny.


HOWARD : Toi ? Rajesh Koothrappali, tu as parlé à Penny ?


RAJ : A vrai dire, c'est elle qui a ... le plus parlé.


LEONARD : Qu'est-ce qu'elle a dit ? Elle est toujours furieuse après moi ?


RAJ : Ben, au début elle était fâchée mais, à mon avis, c'est parce que sa soeur a tué quelqu'un. Et ensuite elle m'a parlé de toi et, elle m'a serré dans ses bras.


HOWARD : Quoi ?! Elle t'as serré dans ses bras ? Quelle horreur, comment elle a fait ?


RAJ : (en prenant Howard dans ses bras). Comme ça.


HOWARD : C'est son parfum que je sens ?


RAJ : Oui il est enivrant hein ?


(Howard met ses bras autour de Raj à son tour, sous le regard perplexe de Leonard et Sheldon).


*********

 

(Leonard met un papier sous la porte de Penny, qui ouvre à cet instant).


PENNY : Salut.


LEONARD : Oh.


PENNY : Qu'est-ce que vous faites ?


LEONARD : Et ben... Ben voilà. (Il déplie le papier et lit). Penny. Tout comme Oppenheimer a regretté ses travaux sur la première bombe atomique, moi aussi je regrette d'avoir participé à ce qui fut pour le moins, une réelle erreur de jugement. (Penny sourit). Cependant, lorsqu'on fait des expériences, il est important de reconnaître ses erreurs. Certaines, telle que la découverte du radium par Marie Curry, s'est avérée scientifiquement intéressante, bien qu'elle ait agonisé dans la douleur, à cause des radiations. Un autre exemple, dans un domaine différent de recherche -


PENNY : (elle lui attrape le bras). Leonard.


LEONARD : Oui ?


PENNY : (elle le prend dans ses bras). Et si on se tutoyait ?


(Elle l'embrasse sur la joue et rentre dans son appartement. Leonard, ravi, retourne au sien, mais le regard rivé sur la porte de Penny, il se cogne contre la sienne. Puis il rentre chez lui.)


(Plus tard, Howard, Sheldon, Raj et Leonard sont dans l'appart de Penny pour lui monter son meuble).


LEONARD : Un paquet de chevilles.


SHELDON : Je l'ai !


LEONARD : Les vis cruciformes tu les as trouvées ?


SHELDON : Je les ai.


PENNY : Mais arrête, j'ai été élevée dans une ferme, j'ai réparé un moteur d'un tracteur quand j'avais 12 ans, je suis capable de monter un petit meuble suédois pour ma télé !


LEONARD : Je t'en prie, n'insiste pas ! C'est la moindre des choses étant donné que...


SHELDON : Mais étant donné quoi ? L'organisation de cet appartement ?


(Howard est occupé sur le plan avec Raj).


HOWARD : Et ben voilà c'est ce que je craignais.


LEONARD : Quoi ?


HOWARD : Ces instructions constituent une représentation pictographique très peu précise sur la façon d'assembler les éléments de ce meuble, et c'est pour ça que la Suède n'a pas de programme spatial.


PENNY : Au magasin ça m'avait l'air plutôt facile.


LEONARD : (en regardant le plan).  C'est vrai, ces croquis ne riment à rien. Par exemple, possède un écran plat, du coup, tout cet espace là derrière ne sert à rien.


SHELDON : (regarde à son tour). On peut mettre sa stéréo à cet endroit là.


LEONARD : Et on la contrôle comment ?


SHELDON : (dessine sur le plan). Mais grâce à un relais à infrarouge et une photocellule à un mètre environ et voilà.


(Raj parle à l'oreille de Howard).


HOWARD : Et comment tu comptes le refroidir ?


PENNY : (en montrant le meuble). J'ai déjà fait ça.


SHELDON : Nan, une seconde Penny. (Redessine sur le plan). Avec des ventilateurs, ici, et ici.


LEONARD : Ce sera pas efficace et ça fait du bruit.


HOWARD : Un liquide de refroidissement (prend le crayon) et on peut mettre un aquarium ! Et on fixe un câble en PVC comme ça, hop là !


PENNY : (monte le meuble). Je vous assure que c'est drôlement simple ce truc !


HOWARD : Une seconde chérie, les hommes réfléchissent. (Redessine sur le plan). Le câble arrive jusqu'ici, et on met la tôle ondulée qui servira de radiateur et-


LEONARD : Montre-moi un peu, où tu mettras le tuyau et le réservoir d'eau !


SHELDON : S'il y a de l'eau, c'est évident que ça complique les choses.


PENNY : Il fait trop chaud, j'ai envie d'enlever tout mes vêtements.


(Elle attend leur réaction, ils sont penchés sur le plan, mais ne semblent pas l'entendre).


LEONARD : Oh ! Ca y est j'y suis ! Si on remplaçait les éléments A, B et F, ainsi que la barre H par une plaque d'aluminium ?


SHELDON : Oh oui ! Ca nous permettra de réguler la chaleur !


HOWARD : Parfait ! Leonard et Sheldon, vous filez tout de suite au dépôt de ferrailleur chercher six mètres carré d'aluminium. Raj et moi on ramène un chalumeau oxyacytiléné.


LEONARD : On se retrouve dans une heure ?


HOWARD : Ouais.


LEONARD : Ok.


(Ils sortent, laissant Penny avec son meuble).


PENNY : Quoi, c'est pas si mal rangé que ça !


Fin de l'épisode.

Scene: Sheldon and Leonard’s apartment. Sheldon, Leonard, Howard and Raj are present.

Leonard: There you go, Pad Thai, no peanuts.

Howard: But does it have peanut oil?

Leonard: Uh, I’m not sure, everyone keep an eye on Howard in case he starts to swell up.

Sheldon: Since it’s not bee season, you can have my epinephrine.

Raj: Are there any chopsticks?

Sheldon: You don’t need chopsticks, this is Thai food.

Leonard: Here we go.

Sheldon: Thailand has had the fork since the latter half of the nineteenth century. Interestingly they don’t actually put the fork in their mouth, they use it to put the food on a spoon which then goes into their mouth.

Leonard: Ask him for a napkin, I dare you. (There is a knock on the door.) I’ll get it.

Howard: Do I look puffy? I feel puffy.

(Leonard opens door to Penny, steps into hallway)

Penny: Hey Leonard.

Leonard: Oh, hi Penny.

Penny: Am I interrupting.

Leonard: No.

Sheldon (off): You’re not swelling, Howard.

Howard (off): No, no, look at my fingers, they’re like Vienna sausages.

Penny: Sounds like you have company.

Leonard: They’re not going anywhere. (Closes door, staying in hallway.) So, you’re coming home from work. That’s great. How was work.

Penny: Well, you know, it’s the Cheesecake Factory. People order cheesecake, and I bring it to them.

Leonard: So, you sort of act as a carbohydrate delivery system.

Penny: Yeah, call it whatever you want, I get minimum wage. Yeah, anyways, I was wondering if you could help me out with something, I was….

Leonard: Yes.

Penny: Oh. Okay, great, I’m having some furniture delivered tomorrow, and I may not be here, so…. (apartment door opens, Sheldon, Raj and Howard appear) Oh! Hel…hello!

Howard: (speaks a phrase in Russian).

Penny: I’m sorry?

Howard: Haven’t you ever been told how beautiful you are in flawless Russian?

Penny: No, I haven’t.

Howard: Get used to it.

Penny: Yeah, I probably won’t, but… Hey Sheldon.

Sheldon: Hi.

Penny: Hey Raj! (Raj looks uncomfortable) Still not talking to me, huh?

Sheldon: Don’t take it personally, it’s his pathology, he can’t talk to women.

Howard: He can’t talk to attractive women, or in your case a cheesecake–scented Goddess!

Leonard: So, there’s gonna be some furniture delivered?

Penny: Yeah, yeah, if it gets here and I’m not here tomorrow could you just sign for it and have them put it in my apartment.

Leonard: Yeah, no problem.

Penny: Great, here’s my spare key. Thank you.

Leonard: Penny, wait.

Penny: Yeah?

Leonard: Um, if you don’t have any other plans, do you want to join us for Thai food and a Superman movie marathon?

Penny: A marathon? Wow, how many Superman movies are there?

Sheldon: You’re kidding, right?

Penny: Yeah, I do like the one where Lois Lane falls from the helicopter and Superman swooshes down and catches her, which one was that?

Leonard,Sheldon and Howard together: One. (Raj raises one finger).

Sheldon: You realise that scene was rife with scientific inaccuracy.

Penny: Yes, I know, men can’t fly.

Sheldon: Oh no, let’s assume that they can. Lois Lane is falling, accelerating at an initial rate of 32 feet per second per second. Superman swoops down to save her by reaching out two arms of steel. Miss Lane, who is now travelling at approximately 120 miles per hour, hits them, and is immediately sliced into three equal pieces.

Leonard: Unless, Superman matches her speed and decelerates.

Sheldon: In what space, sir, in what space? She’s two feet above the ground. Frankly, if he really loved her, he’d let her hit the pavement. It would be a more merciful death.

Leonard: Excuse me, your entire argument is predicated on the assumption that Superman’s flight is a feat of strength.

Sheldon: Are you listening to yourself, it is well established that Superman’s flight is a feat of strength, it is an extension of his ability to leap tall buildings, an ability he derives from Earth’s yellow Sun.

Howard: Yeah, and you don’t have a problem with that, how does he fly at night.

Sheldon: Uh, a combination of the moon’s solar reflection and the energy storage capacity of Kryptonian skin cells.

Penny: I’m just going to go wash up.

Leonard: I have 26 hundred comic books in there, I challenge you to find a single reference to Kryptonian skin cells.

Sheldon: Challenge accepted. (Tries door.) We’re locked out.

Raj: Also, the pretty girl left.

Credit sequence.

Scene: Ground floor hallway of the apartment building. Leonard is signing for the delivery.

Leonard: Okay, her apartment’s on the fourth floor but the elevator’s broken so you’re going to have to (delivery man leaves) oh, you’re just going to be done, okay, cool, thanks. I guess we’ll just bring it up ourselves.

Sheldon: I hardly think so.

Leonard: Why not?

Sheldon: Well, we don’t have a dolly, or lifting belts, or any measurable upper body strength.

Leonard: We don’t need strength, we’re physicists. We are the intellectual descendents of Archimedes. Give me a fulcrum and a lever and I can move the Earth, it’s just a matter… (starts to move package) I don’t have this… I don’t have this I don’t have this.

Sheldon: Archimedes would be so proud.

Leonard: Do you have any ideas?

Sheldon: Yes, but they all involve a green lantern and a power ring.

Time shift, Leonard and Sheldon are now lowering the package onto the bottom of the stairs.

Leonard: Easy, easy (package falls) Okay! Now we’ve got an inclined plane. The force required to lift is reduced by the sine of the angle of the stairs, call it thirty degrees, so about half.

Sheldon: Exactly half.

Leonard (snarkily): Exactly half. Let’s push. Okay, see, it’s moving, this is easy, all in the math.

Sheldon: What’s your formula for the corner.

Leonard: What? Oh, okay, uh, okay, yeah, no problem, just come up here and help me pull and turn.

(Sheldon heads up the stairs. The package slides back down to the bottom.)

Sheldon: Ah, gravity, thou art a heartless bitch.

Time shift, they now have the package on an upstairs hallway, not their own.

Sheldon: You do understand that our efforts here will in no way increase the odds of you having sexual congress with this woman?

Leonard: Men do things for women without expecting sex.

Sheldon: Yeah, those are men who just had sex.

Leonard: I’m doing this to be a good neighbour. In any case, there’s no way it could lower the odds.

Quick cut to the hallway of their floor, they are nearing the top of the staircase.

Leonard: Almost there, almost there, almost there. (Lets go of package, it starts to slip down)

Sheldon: No we’re not, no we’re not, no we’re not.

Scene: Inside Penny’s apartment. They are laying the package down on the floor.

Sheldon: Watch your fingers. Watch your fingers. Oh God, my fingers!

Leonard: You okay?

Sheldon: No, it hurt… (looking around) Great Caesar’s Ghost, look at this place?

Leonard: So Penny’s a little messy.

Sheldon: A little messy? The Mandelbrot set of complex numbers is a little messy, this is chaos. Excuse me, explain to me an organisational system where a tray of flatware on a couch is valid. I’m just inferring that this is a couch, because the evidence suggests the coffee table’s having a tiny garage sale.

Leonard: Did it ever occur to you that not everyone has the compulsive need to sort, organise and label the entire world around them?

Sheldon: No.

Leonard: Well they don’t. Hard as it may be for you to believe, most people don’t sort their breakfast cereal numerically by fibre content.

Sheldon: Excuse me, but I think we’ve both found that helpful at times.

Leonard: Come on, we should go.

Sheldon: Hang on.

Leonard: What are you doing?

Sheldon: Straightening up.

Leonard: Sheldon, this is not your home.

Sheldon: This is not anyone’s home, this is a swirling vortex of entropy.

Leonard: When the transvestite lived here, you didn’t care how he kept the place.

Sheldon: Because it was immaculate, I mean, you open that man’s closet, it was left to right, evening gowns, cocktail dresses, then his police uniforms.

Leonard: What were you doing in his closet?

Sheldon: I helped run some cable for a webcam.

Penny (entering): Hey guys.

Leonard: Oh, hey Penny, this just arrived, we just brought this up, just now.

Penny: Great. Was it hard getting it up the stairs?

Sheldon: (sucks in breath)

Leonard: No.

Sheldon: No?

Leonard: No.

Sheldon: No.

Leonard: Well, we’ll get out of your hair.

Penny: Oh, great, thank you again (she throws her jacket over the back of the sofa).

Sheldon: Penny, I just want you to know that, you don’t have to live like this. I’m here for you.

Penny: What’s he talking about?

Leonard: It’s a joke.

Penny: I don’t get it.

Leonard: Yeah, he didn’t tell it right.

Scene: Leonard’s bedroom, he is asleep. Sound of door opening and closing somewhere else is heard. Leonard wakes, puts on his glasses and looks at the clock. It is 2:16.

Leonard: Sheldon?

Scene: The living room. Leonard enters carrying a light sabre.

Leonard: Sheldon? Hello?

(Notices front door is open, turns off light sabre.)

Scene: Penny’s apartment, penny is sleeping, Sheldon is cleaning. Leonard enters.

Leonard: Sheldon!

Sheldon: Sssshhhh! Penny’s sleeping.

Leonard: Are you insane, you can’t just break into a woman’s apartment in the middle of the night and clean.

Sheldon: I had no choice. I couldn’t sleep knowing that just outside my bedroom was our living room, and just outside our living room was that hallway, and immediately adjacent to that hallway was… this.

Leonard: Do you realise that if Penny wakes up, there is no reasonable explanation as to why we’re here?

Sheldon: I just gave you a reasonable explanation.

Leonard: No, no. You gave me an explanation, it’s reasonableness will be determined by a jury of your peers.

Sheldon: Don’t be ridiculous. I have no peers.

Leonard: Sheldon, we have to get out of here.

(Penny snores)

Sheldon: You might want to speak in a lower register.

Leonard: What?

Sheldon: Evolution has made women sensitive to high pitched noises while they sleep, so that they’ll be roused by a crying baby. If you want to avoid waking her, speak in a lower register.

Leonard: That’s ridiculous. (Penny snores again.)

Sheldon: No, (lowering his voice dramatically,) that’s ridiculous.

Leonard (doing likewise): Fine. I accept your premise, now please let’s go.

Sheldon: I am not leaving until I’m done.

Leonard: O-o-o-oh! (Collapses against wall).

Sheldon: If you have time to lean, you have time to clean.

Leonard: Oh, what the hell.

Scene: Sheldon and Leonard’s living room, morning. Sheldon enters, singing to himself.

Sheldon: Morning.

Leonard: Morning.

Sheldon: I have to say, I slept splendidly. Granted, not long, but just deeply and well.

Leonard: I’m not surprised. A well known folk cure for insomnia is to break into your neighbour’s apartment and clean.

Sheldon: Sarcasm?

Leonard: You think?

Sheldon: Granted, my methods may have been somewhat unorthodox, but I think the end result will be a measurable enhancement of Penny’s quality of life.

Leonard: You know what, you’ve convinced me, maybe tonight we should sneak in and shampoo her carpet.

Sheldon: You don’t think that crosses a line?

Leonard: Yes! For God’s sake, Sheldon, do I have to hold up a sarcasm sign every time I open my mouth.

Sheldon: You have a sarcasm sign?

Leonard: No, I do not have a sarcasm sign.

Sheldon: Do you want some cereal. I’m feeling so good today I’m going to choose from the low fibre end of the shelf. Hello, Honey Puffs.

Penny (voice off): Son of a Bitch!

Leonard: Penny’s up.

Penny (voice off): You sick, geeky bastards!

Leonard: How did she know it was us?

Sheldon: I may have left a suggested organisational schematic for her bedroom closet.

Penny (voice off): Leonard!

Leonard: God, this is going to be bad.

Sheldon: Goodbye, Honey Puffs, hello Big Bran.

Penny (entering): You came into my apartment last night when I was sleeping?

Leonard: Yes, but, only to clean.

Sheldon: Really more to organise, you’re not actually dirty, per se.

Penny: Give me back my key.

Leonard: I’m very, very sorry.

Penny: Do you understand how creepy this is.

Leonard: Oh, yes, we discussed it at length last night.

Penny: In my apartment, while I was sleeping.

Sheldon: And snoring. And that’s probably just a sinus infection, but it could be sleep apnoea, you might want to see an otolaryngologist. It’s a throat doctor.

Penny: And what kind of doctor removes shoes from asses?

Sheldon: Depending on the depth, that’s either a proctologist or a general surgeon. (Leonard holds up a sign reading “Sarcasm”) Oh!

Penny: God!

Leonard: Okay, look, no Penny, I think what you’re feeling is perfectly valid, and maybe a little bit later today when you’re feeling a little bit less, for lack of a better word, violated, maybe we could talk about this some more.

Penny: Stay away from me.

Leonard: Sure, that’s another way to go.

Sheldon: Penny, Penny, just to clarify because there will be a discussion when you leave, is your objection solely to our presence in the apartment while you were sleeping, or do you also object to the imposition of a new organisational paradigm. (Penny stares in disbelief, then leaves.) Well that was a little non-responsive.

Leonard: You are going to march yourself over there right now and apologise. (Sheldon laughs.) What’s funny?

Sheldon: That wasn’t sarcasm?

Leonard: No.

Sheldon: Wooh, boy, you are all over the place this morning. (Knocks on Penny’s door.) I have a masters and two PhD’s, I should not have to do this.

Penny (opening door): What?

Sheldon: I am truly sorry for what happened last night, I take full responsibility. And I hope that it won’t colour your opinion of Leonard, who is not only a wonderful guy, but also, I hear, a gentle and thorough lover. (Penny closes door in his face.) I did what I could.

Scene: The stairwell. Raj is coming up the stairs, he meets Penny who is going down.

Penny: Hey Raj. (Raj stands looking uncomfortable.) Hey, listen, I don’t know if you heard about what happened last night with Leonard and Sheldon, but I’m really upset about it, I mean they just, they let themselves into my place, and then they cleaned it, I mean can you even believe that? How weird is that?

Raj (internally, while Penny continues to talk): Ooh, she’s standing very close to me. Oh my, she does smell good. What is that, vanilla?

Penny: You know, where I come from, someone comes into your house at night, you shoot, okay? And you don’t shoot to wound. I mean, alright, my sister shot her husband, but it was an accident, they were drunk. What was I saying?

Raj (internally): She’s so chatty. Maybe my parents are right. Maybe I’d be better off with an Indian girl. We’d have the same cultural background, and my wife would sing to my children the same lullabies my mother sang to me.

Penny: It’s obvious that they meant well, but I’m just, I’m having a really rough time, like I said, I broke up with my boyfriend, and it’s just freaking me out.

Raj (internally sings an Indian lullaby.)

Penny: I mean, just because most of the men I’ve known in my life happen to be jerks, doesn’t mean I should just assume Leonard and Sheldon are. Right?

Raj (internally): She asked me a question. I should probably nod. (Does.)

Penny: That’s exactly what I thought. Thank you for listening. You’re a doll. (She hugs him.)

Raj (internally): Oh-oh. Turn your pelvis. (Does.)

Scene: Sheldon and Leonard’s living room. Howard is there, playing on a dance video game.

Howard (jumping off game mat): Grab a napkin, homie. You just got served.

Leonard: It’s fine. You win.

Howard: What’s his problem?

Sheldon: His imaginary girlfriend broke up with him.

Howard: Been there.

Raj (entering): Hello. Sorry I’m late. But I was in the hallway, chatting up Penny.

Howard: Really? You? Rajesh Koothrapali, spoke to Penny?

Raj: Actually, I was less the chatter than the chattee.

Leonard: What did she say? Is she still mad at me?

Raj: Well, she was upset at first, but, probably because her sister shot somebody. Then there was something about you and… then she hugged me.

Howard: She hugged you? How did she hug you? (Raj hugs Howard.) Is that her perfume I smell?

Raj: intoxicating, isn’t it?

Scene: The hallway, Leonard puts a note under Penny’s door. It opens.

Penny: Hi.

Leonard: Oh.

Penny: What’s going on?

Leonard: Um, here’s the thing. (Reads from note.) Penny. Just as Oppenheimer came to regret his contributions to the first atomic bomb, so too I regret my participation in what was, at the very least, an error in judgement. The hallmark of the great human experiment is the willingness to recognise one’s mistakes. Some mistakes, such as Madame Curie’s discovery of Radium turned out to have great scientific potential even though she would later die a slow, painful death from radiation poisoning. Another example, from the field of ebola research….

Penny: Leonard.

Leonard: Yeah.

Penny (hugs him): We’re okay. (Kisses him on cheek. Closes door. Leonard looks happy, walks back across hallway and straight into the apartment door.)

Scene: Penny’s apartment. Sheldon and Leonard are trying to construct furniture.

Leonard: Six two inch dowels.

Sheldon: Check.

Leonard: One package, Phillips head screws.

Sheldon: Check.

Penny: Guys, seriously, I grew up on a farm, okay, I rebuilt a tractor engine when I was like twelve, I think I can put together a cheap Swedish media centre.

Leonard: No, please, we insist, it’s the least we can do considering.

Sheldon: Considering what? How great this place looks?

Howard (across room with Raj): Oh boy, I was afraid of this.

Leonard: What?

Howard: These instructions are a pictographic representation of the least imaginative way to assemble these components. This right here is why Sweden has no space program.

Penny: Well, uh, it looked pretty good in the store.

Leonard: It is an inefficient design, for example Penny has a flat screen TV, which means all the space behind it is wasted.

Sheldon: We could put her stereo back there.

Leonard: And control it how?

Sheldon: Run an infra-red repeater, photocell here, emitter here, easy peasy.

Howard (after Raj whispers in his ear): Good point, how you gonna cool it?

Penny: Hey guys, I got this.

Sheldon: Hang on Penny. How about fans, here and here?

Leonard: Also inefficient, and might be loud.

Howard: How about liquid coolant? Maybe a little aquarium pump here, run some quarter inch PVC…

Penny: Guys, this is actually really simple.

Howard: Hold on, honey, men at work. The PVC comes down here, maybe a little corrugated sheet metal as a radiator here.

Leonard: Oh, really, show me where we put a drip tray, a sluice and an overflow reservoir?

Sheldon: And if water is involved we’re going to have to ground the crap out of the thing.

Penny: Guys, it’s hot in here, I think I’ll just take off all my clothes.

Leonard: Oh, I’ve got it. How about if we replace panels A, B and F and crossbar H with aircraft grade aluminium.

Sheldon: Right, then the entire thing’s one big heat sink.

Howard: Perfect, Leonard, why don’t you and Sheldon go down to the junk yard and pick up about six square metres of scrap aluminium, Raj and I will run down to my lab and get the oxy-acetaline torch.

Leonard: Meet back here in an hour?

Howard: Done.

Leonard: Got it. (They all leave).

Penny: Okay, this place does look pretty good.

Source : Big Bang Theory Transcript

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